Pandémie

Coronavirus : Les systèmes politiques à l’épreuve

Les dirigeants de tous les pays ont découvert une nouvelle réalité, celle de leur quasi-impuissance face à un simple virus. Pour le moment, ce sont les citoyens qui sont appelés par le confinement, à combattre la propagation du virus. Mais cette affreuse réalité n’est pas vécue partout de la même manière. L’adhésion populaire dépend de la nature des régimes politiques.


L’Iran et l’Egypte, même en trichant sur les chiffres, n’arrivent ni à rassurer ni à mobiliser des populations qui sont dans la défiance à des régimes dictatoriaux vermoulus qui peinent à être audibles. Les mollahs de Téhéran ont beau accusé Trump de tous les maux, les Iraniens se demandent, eux, à quoi leur sert le nucléaire si leurs hôpitaux n’ont pas de lits de réanimation.

Les populistes Trump, Bolsonaro et Johnson sont obligés de jouer les girouettes et finissent malgré eux à accepter le confinement, avec ses conséquences incalculables sur l’économie. Le président américain qui joue sa réélection en novembre, a beaucoup de mal à contenir son addiction au tweet. Il est la risée de l’establishment, mais pas uniquement.

Après le coronavirus, (…) la question du système politique se posera sur toute une partie de la planète

Les démocraties s’en sortent mieux. En Corée du Sud, les citoyens ont accepté même des atteintes temporaires aux libertés. En Italie, en Espagne et en France, la population, même en grommelant, se plie à la discipline. Churchill avait raison, la démocratie est le pire des systèmes politiques à l’exception de tous les autres.

Après le coronavirus, parce qu’il y aura un après, la question du système politique se posera sur toute une partie de la planète. C’est une évidence qu’après la panique, les peuples demanderont des comptes.

Même à l’intérieur des démocraties, la casse sociale sera telle que tout retour brutal aux politiques restrictives, au nom des équilibres sera impossible, sauf si les libéraux veulent livrer leurs pays aux extrêmes.

L’humanité est appelée à inventer un nouveau modèle où l’économie est au service de l’homme et non l’inverse. La question environnementale sera au centre des préoccupations, le tourisme de masse sera remis en cause par exemple. Après le corona, un monde nouveau va apparaître pour le meilleur ou pour le pire ?

Challengenews
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