Pandémie

Covid-19 : sommé de démissionner, Dr Moncef Slaoui se défend [Vidéo]

Pris en chasse depuis sa nomination par Elizabeth Warren, Sénatrice du Massachussetts et ex-candidate démocrate à la présidentielle, Moncef Slaoui, le patron de la recherche de vaccin ant-covid aux USA, a été contraint de se défendre encore une fois, mais cette fois-ci à travers une vidéo enregistrée dans laquelle il a appelé la Sénatrice à cesser ses attaques. Son refus de se débarrasser de ses titres pour une valeur de 10 millions $ qu’il détient dans GSK constitue aux yeux de la sénatrice un conflit d’intérêts qui appelle à l’éviction du scientifique.


La sénatrice démocrate ne lâche pas Moncef Slaoui et tient à le faire dégager de cette position proéminente pour cause de conflit d’intérêts. Elizabeth Warren a encore appelé mercredi dernier Moncef Slaoui à démissionner de son poste, accusant la Maison Blanche d’utiliser un vide juridique dans les lois d’éthique fédérales pour recruter le scientifique tout en lui permettant de garder ses actifs (actions) privés. De fait, Mme Warren pointe du doigt le conflit d’intérêt énorme entre les parts que continue de détenir Moncef Slaoui dans le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline qui fait également partie des acteurs de la recherche de vaccin et sa position à la tête du comité chargé de trouver le vaccin. En effet, le chef de la recherche de vaccin détient encore des titres dans GSK d’une valeur de 10 millions $ qu’il se refuse à abandonner, prétextant les conserver pour sa retraite. Il a admis dans une interview téléphonique à CNBC qu’il gardait toujours ces parts dans GSK où il a travaillé pendant 30 années et prévoit de les utiliser comme faisant partie de son plan de retraite. En revanche, a-t-il déclaré, « je n’ai jamais eu de titres dans Lonza ». Cette dernière dénégation est une réponse à l’accusation directe formulée par Elizabeth Warren qui, citant un rapport d’un des comités de la Chambre des Sénateurs, avait déclaré que Moncef Slaoui détenait également des parts dans Lonza où ce dernier a été membre du Conseil.

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Il faut rappeler que dès sa nomination et les premières sorties sur le conflit d’intérêt entre sa nouvelle mission et ses intérêts financiers personnels dans plusieurs laboratoires qui participent aux recherches, Moncef Slaoui a dû revendre ses titres dans le laboratoire Moderna qui valaient environ 12,4 millions $. Dans sa défense, Moncef Slaoui a rappelé qu’il s’est délesté de tous ses actifs dans les entreprises impliquées dans les recherche sur la Covid-19, exceptée GSK. « La décision de garder ses parts dans GSK a été débattue avec les avocats en matière d’éthique au sein du département de la santé », a-t-il précisé. Avant d’ajouter, « j’ai renoncé à beaucoup ressources de mon propre gré. Je suis engagé pour la santé publique afin de se débarrasser de cette pandémie. Cela m’étonne de voir que je suis constamment attaqué pour avoir fait du bien. Je pense que ça suffit », a-t-il pesté. Pas sûr que les démocrates et Elizabeth Warren l’entendent de cette oreille.

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