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Crise Maroc-Espagne : le parti espagnol Anticapitalistas souffle sur les braises

Le parti Anticapitalistas appelle le gouvernement de Pedro Sanchez à davantage durcir le ton contre le Maroc, accusant Rabat de faire du « chantage » avec la question migratoire.  


Anticapitalistas, le parti petit-bourgeois espagnol, s’aligne sur la campagne lancée par la presse libérale espagnole contre le Maroc, suite à la récente crise migratoire ayant engendré un afflux massif de migrants sur l’enclave espagnole de Ceuta. Selon le site www.wsws.org, le gouvernement du Parti socialiste (PSOE) et de Podemos a répondu en appliquant la politique brutale prônée depuis des mois par le parti fasciste Vox, en militarisant la frontière.

Il a aussi été question du déploiement de l’armée, des forces spéciales et des milliers de policiers à Ceuta, pour expulser les occupants illégaux dont des centaines d’enfants. Le site indique ainsi que la campagne du gouvernement PSOE-Podemos contre le Maroc a reçu le soutien de fait du parti Anticapitalistas. 

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« Celui-ci, qui a quitté Podemos l’an dernier pour mieux servir le gouvernement en restant au-dehors, s’est aligné sur la campagne anti-immigrés du PSOE et de Podemos. Il s’est emparé de l’entrée des migrants pour accuser Rabat de chantage et de violations des droits humains tout en répandant l’illusion que le gouvernement PSOE-Podemos défend les droits démocratiques », poursuit www.wsws.org.

« Ce qui se passe à Ceuta est le résultat de l’externalisation des frontières vers des pays où les droits de l’homme sont systématiquement violés, comme le Maroc, en échange d’un chantage permanent », a d’ailleurs déclaré la dirigeante du parti Anticapitalistas, Teresa Rodríguez. On apprend qu’elle a proposé que le gouvernement fasse preuve de courage pour gérer ses propres frontières sans dépendre du Maroc.

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« La solution de Rodríguez est en fait ce que le PSOE et Podemos ont fait en déployant l’armée et la police, et en expulsant brutalement des milliers de migrants. Madrid a également refusé le soutien de Frontex à Bruxelles, déclarant qu’il pouvait gérer la crise de Ceuta sans l’intervention de l’agence anti-migrants de l’UE », précise le site, ajoutant aussi que le député européen Miguel Urbán est intervenu en session plénière du Parlement européen, en dénonçant un énième exercice de chantage de la part du Maroc.

« Les pablistes du parti Anticapitalistas font eux aussi campagne pour que l’Espagne intervienne de manière plus agressive au Sahara occidental, afin d’organiser un référendum sur l’autodétermination », souligne le site, en rappelant qu’en novembre dernier, Anticapitalistas avait publié une déclaration néocoloniale appelant au rétablissement de la domination espagnole sur son ancienne colonie.

 
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