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Dans l’Hexagone, le sport aussi a connu… de douloureuses contestations

C’est bien connu, la vengeance est un plat qui se mange froid.


L’été dernier l’équipe de France de football, les Bleus de Didier Deschamps, personnage aussi austère que le jeu qu’il impose sur le terrain, les Bleus donc ont été sacrés champions du monde.

Si on y revient aujourd’hui, c’est que l’actualité a fourni à tous ceux qui ont été « meurtris » par le sacre des footballeurs français, l’occasion de savourer une relative revanche.

Entre autres péripéties et facéties du Mondial 2018, la France aura remporté le trophée face à la Croatie. Une Croatie battue 4 à 1 en finale. Triomphe délirant pour les copains de l’inconstant Paul Pogba et résignation très fair-play des coéquipiers de Modric battus par la bande à Deschamps et … le VAR. Ceux qui ont vu la finale comprendront et se souviennent encore de ce pénalty accordé, après réflexion et vision …. Mais passons.

Depuis, la Croatie a eu l’occasion de se rappeler au bon souvenir du sport français et de lui infliger d’amères déconvenues.

D’abord, en Coupe Davis, compétition de tennis pour laquelle les Français ont un amour particulier et dont ils organisaient la Finale 2018 sur leur terre, les Croates les ont surclassés, haut la main, au grand dam de l’icône Yannick Noah.

Tombés de haut, les Français ? Et comment et pas qu’un peu. Pour eux et leurs médias cette Coupe Davis 2018 devait leur revenir au-to-ma-ti-que-ment, car c’était la dernière de l’Histoire du tennis, du moins dans sa formule actuelle. La France, au début du 20ème siècle, s’est illustrée dans la conquête de ce trophée, avec des champions que la légende a qualifiés de Mousquetaires. La Coupe Davis, renommée « le Saladier d’Argent » par les médias parisiens, fait partie de l’Histoire du tennis français, et donc du patrimoine sportif hexagonal…

Vous pensez qu’on exagère ? C’est donc que vous ne suivez pas l’actualité en France, l’actualité telle que concoctée et présentée par les médias sportifs du pays de Descartes, des médias dopés au « cocorico » et qui en font toujours trop quand leurs stars sont sur le terrain. Ainsi pour cette finale de la Coupe Davis, dans le quotidien « L’Equipe » sur une dizaine de jours, entre présentation de l’événement, interviews, historique, on a tout lu, tout vu. Cette grosse machine que les journalistes du quotidien peuvent mettre en marche, à chaque événement, n’est pas quelque chose de repréhensible, il faut être juste et le dire. C’est du beau boulot, nickel, bien ficelé, du travail de pro, de celui qui a fait la gloire du canard sportif. Mais trop, c’est trop, car quand des sentiments chauvins s’en mêlent, on n’est pas loin du dérapage.

Et des dérapages, notre confrère en a connus de fameux et des regrettables.

Le mieux est l’ennemi du bien, et point trop n’en faut…  C’est ainsi que le lundi 28 Novembre, une fois la déroute consommée, on a eu droit à ce titre «Faillite finale ». Une faillite de Noah et du tennis français face à la Croatie, que peut se partager, largement, l’Equipe tant le quotidien aura abusé de superlatifs et se laissant aller à des rêves qui ont été vite balayés par la réalité. On peut être super pro et se laisser avoir quand le côté cœur prend le pas sur le côté cerveau.

La défaite, en Coupe Davis, face à la Croatie a été ressentie douloureusement en France, elle n’a pas effacé la joie de la Coupe du Monde de football, mais elle l’a, comment dire … relativisée ; la Croatie et son enthousiaste chef d’Etat, se sont rappelés au bon souvenir de tous. Et la France a bu la Coupe jusqu’à la lie.  Et ce n’était pas fini, car la Croatie n’avait pas dit son dernier mot, le meilleur, ou le plus dur, c’est selon, était encore à venir.

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