L'édito

Des idées pour changer la réalité

L’année 2021 s’annonce être comme étant celle des grands défis. Celle de nouveaux rendez-vous historiques décisifs à ne pas rater. Déjà, trois grands axes stratégiques ont été annoncés et entamés : relance économique avec notamment la création d’un Fonds Mohamed VI d’investissement stratégique, généralisation de la couverture médico-sociale à toute la population et réforme des établissements et entreprises publics.


Trois chantiers qui doivent s’articuler dans une vision stratégique globale, avec une forte convergence (qui fait actuellement défaut) dans le processus de déclinaison en politiques publiques, c’est-à-dire en programmes et en actions concrètes, pour aboutir à des résultats appréciables et mesurables. Le processus en cours semble être itératif. La gestation du « nouveau modèle de développement » qui sera proposé, n’est pas isolée de cette dynamique. Sortir du « pilotage à vue » sans pour autant sombrer dans l’autre extrême, celle de la « théorie théoricienne », ou plus exactement de la « spéculation théorique » sans aucun impact sur la réalité vécue. L’exemple récent qui permet de continuer à espérer est, sans aucun doute, celui de la réforme de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) où l’interaction CDG – Cour des Comptes – Parlement a permis de démontrer que les institutions de l’Etat peuvent jouer un rôle constructif fondamental quand les « calculs politiciens étroits » sont mis de côté.

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La réflexion individuelle et collective doit aboutir à des idées qui ont la force de nourrir la pratique et de changer la réalité. Car l’ennemi commun et principal est la pauvreté en tant que réalité historico-sociale. Et celle-ci n’est pas seulement matérielle. Elle est complexe et multidimensionnelle, intégrant de plus la question de la protection de l’environnement. La profondeur immatérielle de la pauvreté sera certainement la dimension la plus difficile à combattre, à vaincre et à transformer.

Le rêve d’un Maroc où règnent la démocratie effective et son corollaire, la justice sociale, est possible. Un Maroc sans impunité et sans drames sociaux. Un Maroc dont la première force réelle est puisée dans le respect de la loi, l’esprit de sacrifice et la solidarité collective.

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