Agriculture

Digitalisation : une priorité pour le Crédit agricole du Maroc

La commission du contrôle des finances publiques de la chambre des représentants a enregistré une forte présence lors de l’audition d’un exposé sur le groupe Crédit Agricole du Maroc, présenté par le président du Directoire du groupe bancaire, en présence de son ministre de tutelle Aziz Akhannouch.


Le Crédit agricole du Maroc (CAM) aurait pu s’orienter vers d’autres secteurs plus rentables, mais l’institution financière est restée fidèle à son ADN qui est majoritairement le financement du monde rural et agricole à plus de 50%. Le président du Directoire de CAM, Tariq Sijilmassi, plaide aussi pour le renforcement de son positionnement de leader dans le secteur bancaire dans le monde rural. « C’est un virage bien négocié entre l’agriculture et les autres secteurs où il y a plus de bénéfices », a souligné le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch tout en a confirmant son soutien. Il a aussi à cette occasion exprimé sa « fierté des exploits réalisés par cette grande banque qui finance les agriculteurs et le Plan Maroc vert ».

«En toute honnêteté, nous ne devrions qu’être fiers, au parlement, d’avoir créé la commission du contrôle des finances publiques ; sa présence est tout à fait indispensable, vu que la réforme de l’Etat se base sur le contrôle des dépenses publiques et qui s’effectue par le biais de notre commission », a déclaré le président de la commission du contrôle des finances publiques, Driss Sqalli Adoui. Et d’ajouter que le Royaume décompte 729 institutions et entreprises qui contribuent à hauteur de 55% dans l’investissement public, dont notamment le groupe CAM, qui joue un rôle primordial vis-à-vis du Plan Maroc vert. De ce fait, ce groupe doit bénéficier de toute aide étatique afin qu’il s’investisse davantage dans le développement économique.

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Outre l’amélioration des capacités financières, sa place sur le marché et les secteurs à haute valeur ajoutée, le président du CAM veut exploiter les possibilités offertes par la digitalisation. Il s’agit bien de faire de la transformation numérique le principal moteur de croissance à travers le renforcement de la culture d’innovation, tout en s’orientant sur le client, rapporte le quotidien L’Economiste.

Sur ce chapitre, Tariq Sijilmassi se voit ambitionné de transformer sa banque en mettant en place un data center, avec l’émergence d’un système d’agriculture numérique avec une meilleure inclusion financière à travers l’utilisation du digital. Le CAM lancerait aussi un programme d’appui aux stratups innovantes ayant pour but de répondre aux attentes du marché et à la simplification de la vie quotidienne des citoyens, tout en réduisant le contact physique avec les agences pour s’orienter davantage vers le téléphone portable.

A noter la commission du contrôle des finances publiques poursuivra à la Chambre des représentants le débat autour du Crédit Agricole du Maroc, ce mercredi.

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