Actualité

DSK répond aux accusations de «Pandora Papers» : «Je suis résident fiscal au Maroc»

L’enquête des Pandora Papers a révélé, le 4 octobre 2021, que Dominique Strauss-Kahn a implanté dans des pays à la fiscalité avantageuse les sociétés via lesquelles il se fait rémunéré pour ses activités de conférencier et de consultant.


Cette enquête, à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes réunis au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dit s’appuyer sur quelque 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers et a mis au jour plus de 29 000 sociétés offshore, pour certaines utilisées à des fins d’évasion fiscale.

Parmi ces documents, des médias français se sont penchés sur des éléments comptables de la société Parnasse International, créée par l’ex-ministre socialiste français en mai 2013. Celle-ci est établie dans une zone franche du Maroc, la Casablanca Finance City (CFC), ce qui lui aurait permis d’après le rapport une exonération totale d’impôt sur les sociétés pendant cinq ans, puis d’un plafonnement à 8,75 % par la suite, selon « Cash Investigation ».

Lire aussi | Global Financial Centers Index: Casablanca à la 53ème place financière mondiale, 4ème en Afrique-Moyen orient

D’autres documents montrent que Dominique Strauss-Kahn est par ailleurs intervenu comme consultant auprès du Maroc en 2012-2013 pour « peaufiner le cadre juridique de la CFC » et a été rémunéré 2,4 millions d’euros pour cela, rapporte « Cash Investigation », qui ne parle à aucun moment d’illégalité. Dans un tweet, DSK a rejeté ces mises en cause. « Quand la méchanceté devient mensonge. Vos équipes de professionnels auraient pu vérifier que je suis résident fiscal marocain depuis 2013 et que j’y paie mes impôts à hauteur de 23,8 % de mes bénéfices, soit 812 000 euros pour les années 2018, 2019 et 2020 », écrit-il. Pour rappel, après avoir été placé pendant plusieurs années sous surveillance, le Maroc est sorti début 2021 de la liste grise de l’Union européenne relative aux juridictions non coopératives à des fins fiscales.

 
Article précédent

Maroc-U.E. L’Espagne déterminée à «défendre l’accord de pêche »

Article suivant

Maroc. Le BCIJ démantèle une cellule terroriste à Tanger