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Du Mondial et des JO au pas de l’oie

Le Brésil a été la vedette, ces derniers temps, des médias européens. Surtout ceux des pays qui croient détenir toutes les vérités en matière de Droits de l’Homme. Fidèle à ses habitudes, la France n’y a pas été avec le dos de la cuillère. N’hésitant pas à utiliser les vocables « homophobe », « raciste », « misogyne », elle s’en est pris au nouveau président du Brésil qu’elle juge acquis aux idées les plus extrémistes.


Laurent Joffrin, conscient et grande plume du quotidien « Libération » écrit : « Comme les civilisations, les démocraties sont mortelles. Moribondes ? Certes non, les régimes démocratiques n’ont jamais été aussi nombreux sur la planète et beaucoup d’entre eux sont très solides. Nous ne sommes pas dans les années 30. Mais un mal nouveau les guette, un mal plus insidieux, plus pernicieux, un mal qui vient de l’intérieur et qui ronge la culture démocratique. Dans de nombreux pays, le national populisme ne cesse de gagner du terrain. Point de dictature ouverte. Mais une conquête progressive, qui, au nom de la nation, écorne l’Etat du droit, abaisse le débat public, érode les libertés, contraint les minorités, attaque le droit des femmes et désigne, presque partout, l’étranger comme bouc émissaire ».

Mais comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi, un peu partout, on a voté pour ceux qui prônent les idées et actions que les « démocrates » réprouvent ?

Au Brésil, pays de la samba, des belles plages, du foot et dont on vantait les élans vers la démocratie « comme l’aiment les intellos européens», le Brésil donc, à qui on a fourgué le Mondial (2014) et les J.O. (2016) pour le récompenser de sa marche vers la Démocratie avec le Président Lula et Djilma Roussel, vient de faire machine arrière toute, et a remis au pouvoir un homme pour lequel les qualificatifs les plus odieux (voir plus haut) ont été sortis. L’hebdo sportif «France Football » se désole qu’au pays de Socrates, ni Bebeto, ni Romario, ni aucune autre vedette des stades n’ait pu stopper la victoire du fascisme. « Pas champions des urnes » a titré l’hebdo parisien pour narrer les déboires de footballeurs dont l’extraordinaire popularité n’aura pas suffi.

Mais chacun, à vrai dire, voit la démocratie de son point de vue.

Tenez, pour Neymar, le multimilliardaire footballeur du PSG, la victoire de Bolsanero est une excellente chose pour le pays, car il est de taille à arrêter la corruption qui a gangréné le Brésil et où toutes les couches dirigeantes du pays ont été impliquées.

Qui a tort ? Qui a raison ? Difficile à dire et tout dépend de quel côté on se place. Bien malin qui pourra faire la différence entre liberté et licence. A méditer.

Algérie : l’heure des comptes

N’y voyons aucun lien de cause à effet avec ce qui se passe au Brésil, mais une bizarre coïncidence veut qu’au pays de Bouteflika, et où le Onze national a été porté aux nues en 2014 après son glorieux parcours au Mondial brésilien, on soit en train de dénoncer des pratiques peu ragoutantes et qui sévissent dans le foot algérien. Les langues se délient, les complots et combines sont dévoilés, les corrupteurs dénoncés et tout le monde en prend pour son grade. Triste. Très triste… Mais où va s’arrêter ce funeste déballage ?

A suivre de près sans trop rire de la paille dans l’œil du voisin. 

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