Culture

Du Plantier : « Le FIFM s’insert dans la continuité et le renouveau »

Melita Toscan Du Plantier, la Conseillère de SAR le Prince Moulay Rachid, Président de la Fondation du Festival international du Film de Marrakech (FIFM), revient dans cette interview sur les particularités de cette édition 2018 du FIFM et sur les grands moments d’un festival hors pair.


Challenge : Le festival international du film de Marrakech a été absent durant une année. Il marque son retour pour cette édition 2018, mais pourquoi cet arrêt? Et est-ce que cela n’a pas eu d’impact négatif sur sa notoriété ? 

Melita Toscan Du Plantier : Il n’y a aucun impact négatif… Le temps passe si vite. La Fondation avait besoin d’une année pour repenser le Festival qui s’installait dans une routine. Elle voulait changer des choses en gardant certains acquis. Donc, c’est une continuité et un renouveau en même temps. La production est marocaine, le comité artistique est international, et chaque personne est employée en fonction de ses qualifications et ses compétences avec une priorité au Maroc si le profil existe.

Parlez-nous de votre nouveau rôle au sein de la Fondation du festival?

Mon rôle est d’apporter mon expérience acquise depuis la première année dans tous les domaines, d’être un lien entre les équipes anciennes et les nouvelles. Comme depuis 17 ans, de composer le Jury, de convaincre les personnalités et les artistes de venir, de faire en sorte que tout se passe pour le mieux afin que les personnalités repartent en devenant les meilleurs ambassadeurs du Festival et du Maroc. Comme je suis perfectionniste, je me mets à la disposition des équipes pour les aider, les conseiller.

Challenge : Comme chaque édition, le festival réussit à faire venir de grandes figures du 7ème art. Ce qui est un gage de crédibilité. Les De Niro, Scorsese et les autres, c’est grâce à vous que le public connaisseur a le plaisir de les voir à Marrakech? 

Le Festival n’est pas fait que pour les connaisseurs! Il existe pour le public marocain au sens large du terme. Il y en a pour tous les goûts et pour tout le monde. Il est vrai que lorsque vous appelez les artistes en commençant par « Robert de Niro et Martin Scorsese seront là et James Gray est Président du Jury »,  la crédibilité existe…  Les grands noms appellent les grands noms).

Parlez-nous des nouveautés de cette édition 2018? Ce qui a changé après cet arrêt d’une année? 

La nouvelle équipe artistique ouverte sur le cinéma arabe, africain et connaisseur du cinéma marocain, les Ateliers de l’Atlas, plus de «Conversations avec» , le panorama du cinéma marocain, etc.

Aucune cinématographie n’est à l’honneur cette année. Pourquoi? Est-ce que le festival en avait déjà fait le tour? 

Nous voulions mener à bien avec la nouvelle équipe toutes ces nouveautés pour cette année de reprise, mais nous reprendrons l’hommage à un pays dès l’année prochaine en prenant le temps de bien le faire, afin d’avoir une belle délégation présente.

Quelle place pour le cinéma marocain cette année? Sachant qu’en partie, c’était l’une des causes de l’arrêt en 2017? 

Le cinéma marocain est présent dans toutes les sections : compétition, gala, place Jamaâ El fna, mais aussi dans le panorama des films marocains de l’année…

 

 

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