Les chroniques de Jamal Berraoui

École : oui au pragmatisme

Faut-il que les enfants reviennent sur les bancs de l’école ? Il n’y a pas un seul pédiatre, psychologue qui soutient le contraire. Est-ce que cela ne pose aucun problème sanitaire ? Il faut être irresponsable pour l’affirmer. Il faut donc naviguer entre les deux eaux.


Les familles ont choisi. Quatre enfants sur cinq ont opté pour le présentiel. C’est désormais à l’école de s’adapter, ce que tente de faire le Ministère de l’Éducation. L’enseignement à distance ne peut pas convenir à la majorité des familles pour des raisons objectives, matérielles, mais aussi de disponibilité des parents. Ce débat est clos.

Mais il faut que l’école s’adapte. Diviser les élèves en groupe répond à l’impératif de distanciation sociale. Mais il faut aussi assurer la propreté, la désinfection, le port du masque. La partie n’est pas gagnée. Alors il faut réclamer le pragmatisme.

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Évidemment que nous aurons des cas à l’école. Il ne faut pas en faire un drame, il faut fermer l’école, tester tout le monde, isoler les personnes infectées et les soigner. L’école concernée sera fermée pendant quelques jours et c’est tout.

Dans quelques jours, le 10 septembre, le Maroc sortira de l’urgence sanitaire, officiellement. Et ce alors que les chiffres  sont en hausse. Cela signifie qu’il faut s’organiser pour que la vie reprenne, l’économie redémarre, tout en tentant de juguler la pandémie.

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C’est finalement une affaire de responsabilité individuelle. C’est aux citoyens de respecter les conditions sanitaires. L’État ne peut plus rien faire pour maintenir l’économie sous perfusion, il ne peut pas non plus déclarer la guerre à ses citoyens pour les obliger à se protéger. On change de braquet, on ne l’explique pas avec la clarté qui est la mienne, mais le choix est fait de laisser vivre, laisser faire.

L’école concerne 10 millions de jeunes, qui sont l’avenir du Maroc. C’est la qualité de l’enseignement qui doit primer, pas les polémiques stériles.

 
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