L'édito

El Guergarat : les sages et les irresponsables

Soyons très sérieux, il s’agit d’une scène où se produisent des agitateurs portant les stigmates d’une vie passée dans une prison à ciel ouvert à Tindouf. C’est une prison qui a permis à des chefs de guerre et à leurs familles de s’enrichir en monnayant leur allégeance en contrepartie de pétrodollars algériens, de produits alimentaires et de médicaments en provenance de l’U E. La police européenne (OLAF) a démasqué les détournements de l’aide via des circuits mafieux, mais le peuple algérien continue de voir son argent faire le bonheur de pseudo-révolutionnaires vivant dans les grands palaces et menant des vies de milliardaires. L’étau se resserre autour des donneurs d’ordre, le baril de pétrole fait perdre beaucoup de poids aux ordonnateurs des virements au profit des comptes de Brahim Ghali et des héritiers de ceux qui ont vendu l’histoire pour acheter l’illusion. En perte de vitesse et de crédibilité, comme l’a si bien décrit le journal algérien «Al Watan», le pouvoir algérien s’est découvert une terre promise dans El Guergarat. Voulant créer le chaos en provoquant un conflit, le pouvoir militaire algérien et ses marionnettes séparatistes ont essayé un exercice exhibant des muscles mollement faits pour « réagir » à un travail marocain en profondeur dans un continent africain en pleine émancipation. Le Maroc est dans l’Union Africaine messieurs les falsificateurs de l’histoire, le réveil est certes difficile pour les paresseux, mais il est encore plus difficile pour ceux qui espèrent bâtir leur supposé leadership sur un passé largement dépassé. Le Maroc donne l’exemple en matière de responsabilité et de sagesse et les grandes puissances reconnaissent les actes des sages. Isolés vous êtes, isolés vous demeurerez et le néant vous absorbera car vous êtes le produit des manigances.


L’Afrique demeurera toujours au centre des questions économiques et diplomatiques du Maroc. C’est un choix stratégique qui s’inscrit dans les mutations que connait l’économie mondiale et dans l’avancée des peuples africains vers la démocratie participative. Le citoyen du plus vieux continent du monde et aussi le plus prometteur tant par sa démographie que par ses ressources naturelles, ne veut plus subir le sous-développement sans réagir. Il est plus exigeant et demande la réédition des comptes à ses responsables et aspire à voir sa classe dirigeante donner l’exemple en matière de sagesse et de bonne gouvernance. L’intérêt porté par les peuples au travail de leurs dirigeants est de plus en plus grand. Les visites de SM le Roi dans beaucoup de pays de son continent et les avancées réalisées dans le domaine des partenariats « gagnant-gagnant » s’inscrivent dans cette nouvelle dynamique que revendiquent les Africains et notamment les jeunes. C’est par le travail commun que se construit la prospérité et non par les promesses et la discorde entre les pays. Certains ont peur de se voir privés des avantages liés au statu quo, mais la majorité veut aller de l’avant…

Les efforts entrepris pour maîtriser les équilibres macro-économiques ont été grands durant les dernières années. Les résultats atteints sont salués par les agences internationales de notation et appréciés par les acteurs du marché financier international. Moody’s vient d’élever la note souveraine marocaine à Ba 1 avec perspective positive. Auparavant la perspective était stable, mais les fondamentaux macro- économiques ont permis de faire évoluer la position des analystes de l’agence. En plus de l’appréciation positive de l’évolution des déficits publics et extérieurs, des réserves de change et des ratios de la dette, l’agence Moody’s accorde une importance primordiale à la stabilité politique. Celle-ci doit constamment être consolidée à travers les comportements des responsables et aussi et surtout à travers des politiques publiques qui ouvrent la voie aux jeunes pour plus d’intégration sur le marché de l’emploi. n
La Rédaction

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