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Elections : La bataille des alliances


 

Les patrons de la majorité, réunis lundi 7 septembre pour former les futures alliances, ne sont parvenus à aucun compromis. Abdelilah Benkirane refuse de céder la présidence des villes où son parti a décroché la majorité.  

La majorité au pouvoir peine à s’entendre après s’être unie pour les élections. Les deux séances de tractations, tenues lundi 7 septembre pour former les alliances à l’issue des élections communales et régionales, n’ont abouti à rien de concret. Principale cause : les deux ténors de l’actuelle majorité gouvernementale, à savoir Abdelilah Benkirane et Salaheddine Mezouar, campent chacun sur ses positions.  

Le secrétaire général du RNI, Salaheddine Mezour, refuse en effet de s’aligner sur le principe de majorité pour désigner la présidence des communes et des régions. Il réclame que le PJD, qui a obtenu la majorité dans plusieurs régions, se désiste en faveur de certains candidats de sa formation. Il vise, entre autres, la présidence de la commune de Tétouan. Mezouar, qui veut coûte que coûte positionner son parti dans ce jeu d’alliance avec le PJD, n’avait d’ailleurs pas écarté l’éventualité d’une alliance avec les formations de l’opposition lors d’une conférence de presse organisée dimanche 6 août. Mais Abdelilah Benkirane, lui aussi,  promet de ne pas céder au «chantage». Il n’écarte pas la possibilité de recourir à des alliances contre nature, notamment avec l’USFP et l’Istiqlal, pour constituer sa majorité pour la présidence de certaines villes. C’est ce qu’il a clairement affirmé dans un communiqué diffusé à l’issue de sa réunion avec Salaheddine Mezouar, Mohand Laensar et Nabil Benabdellah. Pour le patron du PJD, il n’est tout simplement pas question de céder les villes où son parti a décroché la majorité, d’autant que sa formation a réussi la prouesse de rafler les plus grandes métropoles nationales. Sur ce point, rappelons que deux grandes agglomérations, à savoir Casablanca et Fès, sont déjà tombées aux mains de deux ministres Pjdistes, à savoir Driss El Azami et Abdelaziz Omari. L’épreuve des alliances pour ces échéances locales devrait augurer de la solidité de la majorité pour les prochaines élections, notamment législatives. Une nouvelle réunion est prévue aujourd’hui mardi pour poursuivre les négociations.

 
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