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Erdogan : une visite chahutée


La rencontre entre Benkirane et le Premier ministre Turc devait constituer un moment fort, vu les liens qui unissent les partis des deux responsables. C’est un ratage. La CGEM a refusé de participer parce qu’elle n’a été prévenue que quelques jours avant la rencontre. Les deux diplomates ont convenu que la délégation des hommes d’affaires Turcs, rencontrerait des homologues Marocains, secteur par secteur. La position de la CGEM n’est pas un caprice. Ce format n’est pas compatible avec la réalité des échanges entre le Maroc et la Turquie. L’accord de libre-échange entré en vigueur le premier janvier 2006 a multiplié par 3 les échanges totaux au détriment de la balance commerciale du Maroc. Les opérateurs marocains mettent en cause plusieurs défaillances de l’ALE. En particulier, ils relèvent l’existence de nombreuses barrières non tarifaires, le verrouillage du marché turc et le recours abusif aux mesures anti-dumping. C’est de cela que la CGEM aurait voulu que la discussion se porte, ce qui n’est pas possible dans le BTOB. Mais ce n’est pas le seul couac. La délégation des hommes d’affaires turcs, présidée par le ministre du Commerce n’a pas trouvé d’officiels à l’aéroport. Motif, l’avion d’Erdogan avait deux heures de retard à cause des manifestations dans son pays. Enfin, des centaines de militants des droits de l’homme ont manifesté contre la visite.

 
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