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Essai / Mercedes CLA 220d Progressive : Petit frère de CLS

Silhouette distinctive, contenu technologique étoffé et quatre-cylindres diesel qui ne manquent pas de pêche sur le papier, le CLA coupé dans sa version 220d et en finition «Progressive» constitue-t-il un choix de raison ou de passion pour qui souhaite en faire l’acquisition ? Pour en avoir le cœur net, nous ne nous sommes pas fait prier pour en prendre le volant.  


Depuis son arrivée dans le Royaume en novembre dernier, la deuxième génération du CLA prend ses marques. Qu’est-ce qui fait son charme, comparé à une Classe A sedan? Indiscutablement sa silhouette de coupé quatre-porte (semblable à celle du grand frère CLS) qui transpire le dynamisme, voire la sportivité, mais qui insuffle une touche distinctive pour qui veut se démarquer dans le flot de la circulation. Ajoutez-y de jolies jantes multi-branches en alliage de 18 pouces dans cette finition «Progressive» et le tour est joué. Si les goûts et les couleurs sont toujours discutables, le design du CLA plaira au plus grand nombre. Et son habitacle aussi, car on y respire à pleins poumons cette ambiance «High-Tech» (comme dans la Classe A), avec une touche sportive plus prononcée. En témoignent les sièges sport de type baquet avec appuie-têtes intégrés ! Du coup, la position de conduite est basse, comme dans un engin sportif. Par contre, les places arrière souffrent d’une garde au toit réduite pour les adultes. Sans compter que la visibilité des trois quarts arrière est entravée par le faible vitrage et l’épaisseur du montant C. Heureusement que les 12 radars de stationnement, l’aide au parking, voire le stationnement autonome sont d’un précieux secours pour manœuvrer. 

L’asphalte, son terrain de jeu

Tel un copié-collé, la présentation et l’aménagement du cockpit ressemblent à s’y méprendre à celui de la Classe A. Comme sur cette dernière, on y retrouve la planche de bord intégrant l’écran numérique «Widescreen». Pas de soucis non plus du côté de l’assistant vocal «Hey Mercedes» qui assimile parfaitement les instructions demandées, qu’elles soient vocales, gestuelles, ou tactiles via le pad sur la console. Sous le capot, ça respire bien, très bien même ! Le 2,0 litres turbo diesel de 190 chevaux, à la sonorité discrète, est animé par une boîte de vitesses automatique à double embrayage et à 8 rapports. Il ne se fait pas prier pour qui veut accélérer la cadence. Merci à la molette rotative «Dynamic Select» qui, grâce à ses quatre modes de conduites (éco, confort, sport, et mode individuel), permet de faire varier à sa guise et selon son humeur les points de passage des rapports, la réponse de l’accélérateur, voire les sensations procurées par la direction. Du reste, les voies élargies, le nouveau train arrière multibras, les amortisseurs avant hydrauliques, avec en prime l’option suspension pilotée, distillent au conducteur d’excellentes sensations de conduite sur le routier. Même en mode sport, le niveau d’amortissement s’est montré efficace à notre goût. Les relances se sont montrées vigoureuses ; de même que la sobriété s’est révélée intéressante (environ 6,0 litres en moyenne lors de notre escapade qui n’était pas de tout repos). Quant aux freins que nous avons très souvent sollicités volontairement, ils se sont révélés très réactifs et surtout endurants. Indiscutablement, le Mercedes CLA sait y faire ! Ajoutez-y une dotation technologique bien fournie ; de quoi séduire un manager et autre collaborateur d’entreprise (tout comme un particulier) en quête d’un engin vecteur d’image et de statut social. Reste à y mettre le prix !

 
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