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Évolution de la dette extérieure publique : plus 42 milliards de DH

S’endetter auprès de l’extérieur permet de répondre à deux besoins.


Le premier est lié au manque de ressources fiscales ou celles provenant des Entreprises et Établissements Publics (EEPs). Il est presque banal de réaffirmer que nos ressources budgétaires courantes n’ont jamais permis de couvrir l’ensemble des dépenses publiques et que les EEPs n’ont jamais pu financer leurs projets d’investissement sans recourir à l’épargne interne et externe avec une garantie du Trésor. Le deuxième besoin est celui qu’imposent nos déficits externes et la nécessité permanente de disposer de ressources à moyen et long terme pour financer l’investissement. Après avoir opté, durant quelques années pour l’allègement du poids de la composante « devise étrangère » dans la structure de notre dette, un retour à la recherche du dollar et de l’euro a été opéré par le gouvernement depuis 2009. À fin septembre, les données de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Économie et des finances avancent un chiffre de la dette publique extérieure ayant atteint 321,4 milliards de DH contre 278 milliards de DH en 2014. C’est presque 30% du PIB et environ 35% de la dette publique.

La dette publique extérieure est certes un moyen de financement qui permet au pays de rester en contact avec le marché financier international et de mesurer le degré de confiance des bailleurs de fonds à l’égard de notre économie et de notre stabilité politique, mais elle constitue en même temps un poids sur nos réserves en devises. Son coût en matière de taux d’intérêt est pour l’instant moins important que celui de la dette interne, mais les fluctuations de change et la part importante contractée à des taux variables pourraient annuler l’effet de la baisse relative et actuelle des taux d’intérêt.

En matière d’endettement extérieur, il est toujours utile de comparer les flux entrants avec les flux sortants. Jusqu’à fin septembre 2017, les tirages sur les prêts contractés ont totalisé 19,5 milliards de DH repartis entre le Trésor avec 9,5 milliards de DH et les Entreprises et Établissements publics avec 10 milliards de DH. En contrepartie, les amortissements et les paiements des intérêts et des commissions à la même date ont atteint un montant de 23,8 milliards de DH. La différence, soit 4,3 milliards de DH, traduit une baisse des mobilisations par rapport à 2016 (+ 2,809 milliards) et 2015 (+ 319 milliards). Les données du troisième trimestre pourraient alléger le poids de ce flux « négatif ». La capacité de mobiliser les emprunts extérieurs et notamment ceux destinés à financer des projets relève des problèmes liés au pilotage des chantiers et parfois à la réalisation de certains préalables juridiques ou institutionnels.

Portefeuille de la dette extérieure publique en bref

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