Médias

Fayçal Laâraïchi : «le succès du rebond futuriste des médias publics dépend d’un contrat-programme clair avec le gouvernement»

La Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants a tenu mardi dernier une réunion consacrée à la discussion de « la stratégie du développement de l’audiovisuel public », en présence du ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous et du PDG de la SNRT, Fayçal Laâraïchi.


Lors de la réunion de la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des députés, tenue mardi 1er juin 2021 et consacrée au complément de l’examen des dossiers du pôle audiovisuel public, le président-directeur général de la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT), Fayçal Laâraïchi, a souligné que le succès du rebond futuriste attendu de la nouvelle transformation dans les médias audiovisuels publics est alternatif à la conclusion d’un contrat-programme avec le gouvernement.

Un contrat clair, de moyen ou long-terme et modifiable tout en offrant les ressources financières réelles pour mettre cette vision en œuvre. L’intervenant n’a pas manqué de rappeler que la veille de la SNRT pour mettre en pratique les obligations, prévues dans le cahier de charges de 2012 malgré l’inexistence d’un contrat-programme du gouvernement tel que prévu par la loi 03-77 relative à la communication audiovisuelle, a fort impacté la stratégie de travail. A l’approche de tout nouvel exercice, la Société Nationale se posait constamment la question sur l’essence du montant de ses recettes pour connaître les projets d’investissement auxquels elle a adhéré.

Lire aussi | Armement : le Maroc, 3ème plus gros client de la France en 2020 [Rapport]

Fayçal Laâraïchi a ajouté qu’en dépit de cette situation inadéquate, les gestionnaires de la SNRT ne se sont pas mis à se plaindre publiquement. Plutôt, ils ont constamment veillé à offrir le meilleur d’eux-mêmes malgré les contraintes. Dans ce sens, il a rappelé que le budget consacré à la SNRT n’a pas changé depuis 10 ans. Par ailleurs, il a partagé l’avis des parlementaires à propos de la nécessité de revoir les lois. L’objectif étant d’ouvrir voire élargir les marges d’initiative, de prise de décision et d’innovation et non de rigueur. Le tout sur la base de l’évaluation postérieure et la reddition des comptes. En interaction avec les députés à propos de la situation des « contractants non-titularisés », le PDG a expliqué que cette qualification est ambiguë et irréelle, puisque que la catégorie concernée est liée à la SNRT par des contrats commerciaux et non de travail. Hélas, ils ne peuvent être directement embauchés. Le seul moyen de recrutement à la SNRT, à l’instar des autres institutions publiques, étant les concours qui demeurent ouverts à cette catégorie dans le cadre de l’égalité des chances.

En outre, Fayçal Laâraïchi a réitéré que l’une des questions essentielles actuellement concerne l’offre faite aux jeunes. Il est impossible, pour lui, de penser aux offres présente et future du service médiatique public sans réfléchir à l’offre qui sera faite aux jeunes. En pleine croissance des nouveaux modes de consommation et leur mondialisation, la seule option serait de créer un produit marocain grandiose en termes de qualité et de quantité pour être destiné, de par ses contenus, à toutes les catégories. La contribution à la réflexion immédiate et forte pour offrir ce produit est l’affaire de tous.

Lire aussi | Le géant suédois Trelleborg plante son étendard au Maroc

Le PDG a également évoqué la revendication de substituer les produits internationaux par les nationaux. Dans ce sens, il a souligné que cette ambition est partagée par tous. Une ambition au quotidien pour les gestionnaires. Cependant, la mise à disposition des ressources demeure un débouché parce que la production d’une œuvre dramatique de 365 épisodes pour être diffusés chaque jour au fil de l’année exige au moins 100 millions DH par feuilleton. Dans la situation actuelle, le montant global réservé par an aux productions nationales et à toutes les chaînes télévisées nationales ne dépasse pas 350 millions DH.

Pour rappel, Faiçal Laâraïchi a révélé, à l’issue de cette réunion, des nouveautés concernant l’intérêt aux sports des quartiers et à l’accompagnement médiatique des initiatives sportives des jeunes en concrétisation du principe des médias de proximité. A cette occasion, il a annoncé que la décision d’arrêter les rediffusions sur « Arriyadia » en matinée a été prise. Ainsi, ces nouveaux programmes seront diffusés en cette partie de journée à compter des semaines à venir.

 
Article précédent

Exportations automobiles : un secteur en hausse de 62,6% à fin avril

Article suivant

Abdelmoujib Mrabet : « Une orientation précoce, active et efficace … une priorité pour réussir la réforme du système éducatif marocain »