Agroalimentaire

Finetti, un autre confiseur marocain dans la tourmente

Après Kool Food qui a frôlé la faillite au cours des dernières années, c’est au tour d’un autre confiseur de boire le bouillon. Il s’agit de Finetti, un sérieux challenger des deux leaders marocains du marché de la confiserie, Chewing Gum et chocolaterie, en l’occurrence Maghreb Industries et Michoc.


Basé à Sidi Bernoussi (Nord de Casablanca), créé en 2010/11, Finetti est actuellement en proie à de sérieuses démêlées judiciaires avec des créanciers bancaires après deux exercices lourdement déficitaires (les premiers de son parcours économique, jusqu’alors des plus irréprochables) ayant fortement altéré sa capacité à faire face à son passif exigible.

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Il faut dire que pour financer son développement effréné, depuis l’entrée en service de sa première ligne de production de bonbons en 2011, jusqu’à son point culminant en 2016 avec un chiffre d’affaires de plus de 200 millions de dirhams (un exploit en 6 ans d’existence !) dont le tiers à l’export, Finetti avait fortement recouru à l’endettement…même trop d’ailleurs.

Aussi, avec la baisse de l’activité enregistrée à partir de 2017 et un chiffre d’affaires qui s’est replié de 24% à 156 millions de dirhams (principalement à cause de la baisse substantielle des ventes à l’export) et accompagnée d’une contraction importante de la marge opérationnelle (un résultat d’exploitation divisé par 7 et reculant à 2 millions de dirhams), cette PME contrôlée par la famille Sebbar s’est trouvée dans une situation de surendettement avec une dette bancaire et parabancaire (incluant le leasing) dépassant les 200 millions dirhams, soit plus de 20 fois son excédent brut d’exploitation. Sans compter que les charges d’intérêts ont commencé à peser pour plus de 7% du chiffre d’affaires. Pour l’instant, rien ne filtre sur les intentions des actionnaires et l’existence ou pas d’un plan de relance ou de restructuration, mais manifestement l’augmentation de capital opérée en 2017 n’a point suffi à redresser la situation.

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Il fait l’actu : Karim Tajmouti, DG de l'ANCFCC