Sport

Foot-Formation des jeunes : Le FUS ou l’exemple

On pourrait paraphraser le célèbre slogan du célébrissime magazine TINTIN qui se voulait le journal des «jeunes de 7 à 77 ans» et l’appliquer à la politique sportive du FUS, club qui œuvre à la formation de centaines d’enfants (1000 exactement) pour en faire, au mieux, des footballeurs professionnels de haut niveau, et au pire, des adultes instruits, éduqués et aptes à s’intégrer dans la vie active.


Tout doucement, sans tambours ni trompettes, sans tapage excessif ni bla-bla abusif, les responsables du FUS, sous la conduite du sherpa Mohamed Mounir Majidi, travaillent à « l’édification d’un grand club en sachant bien que cela est fondamentalement tributaire du choix de la politique de formation».

Au FUS, cette politique de formation obéit à une véritable stratégie déclinée en trois axes : détection, encadrement de qualité et des effectifs resserrés.

Pour encadrer le plus grand nombre de jeunes, après les avoir détectés le plus tôt possible, le FUS s’engage à leur fournir des heures et des heures d’entrainement dans des conditions optimales.

Cependant, la clé reste la détection et le FUS en a fait son enjeu n°1.

Cela lui permettra de découvrir le plus grand nombre de talents, mais aussi de les suivre sur la durée tout en conservant une organisation flexible pour accueillir des joueurs qui se révèleraient plus tardivement.

En une phrase, comprenons qu’au FUS la prospection se fait en continue en s’adaptant à toutes les situations.

Après la détection et la prospection, vient la formation.

Au FUS, elle est conçue pour le haut niveau, avec un encadrement de qualité.

Elle ne se limite pas à taper dans un ballon mais l’entrainement y est tactique autant que technique. Le suivi médical, l’appui à la performance, le suivi scolaire pour le développement intellectuel et personnel sont aussi un souci permanent des responsables.

Pour ce, le FUS a recruté, dès 2010, M.Olio précédemment en charge de la formation au sein de l’Olympique Lyonnais, ainsi qu’un préparateur physique professionnel, qui ont tous deux pour mission de développer le pôle formation du club en collaboration avec un adjoint marocain, M. Matni.

Au FUS aussi, c’est une cellule médicale comprenant médecin et kinés à plein temps qui veille, avec un rôle autant préventif que curatif, quotidiennement sur chaque jeune en formation.

Enfin, last but not least, la scolarité, grâce à une structure aménagée, sport-études permet à chacun de finir les cours à 16h15 et pouvoir ainsi consacrer un temps suffisant à l’entrainement sans que cela ne nuise à son équilibre scolaire et familial.

Ce suivi personnel de chaque joueur, tant scolaire que médical, est effectif grâce à l’utilisation d’un logiciel informatique spécialisé.

Premiers fruits de cette stratégie, entre 2012 et 2013, cinq joueurs formés au club ont signé leur premier contrat professionnel.

Signalons aussi qu’au FUS, on distingue la préparation de l’élite des catégories de loisirs.

On sait que beaucoup d’écoles dans les clubs servent tout juste à taper dans un ballon «  pour s’amuser », alors sur 1000 jeunes inscrits à l’Ecole fussiste, seuls 54 sont dans la formation réservée à l’élite en cette année 2013.

Cela permet de resserrer au maximum les effectifs des jeunes en formation, et de relever le niveau des groupes de travail en favorisant l’émulation.

Des centaines d’heures d’entrainement sont dispensées nécessitant la présence de 59 encadreurs pour un budget annuel de 6 millions de dirhams, cela représente 15% du budget FUS.

A Rabat, aux complexes Moulay Hassan et Al Alam, un sillon se creuse et une route est tracée.

La graine est semée, le blé va lever et le FUS s’est mis dans le droit chemin, celui qui va, inchaâ Allah, mener ses responsables à une réussite qui aura valeur d’exemple.

K.L.

Challengenews
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