L'édito

Gaza/Sebta : droit dans nos bottes

Les Marocains suivent deux événements majeurs, la guerre en Palestine et l’exode vers Sebta. Beaucoup de positions sont exprimées, sur la base de l’émotion. Il n’y a pas un seul Marocain, toutes confessions religieuses confondues, qui accepte le martyr des enfants Palestiniens. De même, le spectacle d’enfants fuyant leur pays à la nage, pour le rêve  d’un eldorado très virtuel, ne peut qu’écorner nos sentiments nationalistes.


Mais il faut savoir raison garder. Le Maroc n’a pas de frontières avec l’entité sioniste. Mais personne ne peut remettre en cause l’engagement de notre pays pour les droits du peuple Palestinien.

Rappelons les faits. C’est Hassan II qui a forcé le Roi de Jordanie à reconnaître l’OLP comme représentant unique du peuple Palestinien – Beyt mal Al Qods, qui finance le maintien de l’Islam à Jérusalem est financé à 97 % par les Marocains. Le Maroc est, à ce jour, le seul pays qui a porté secours à Gaza.

Il est indispensable de laisser la liberté d’expression à ceux qui sont contre la normalisation avec l’entité sioniste, en contrepartie de la reconnaissance américaine de notre Souveraineté sur le Sahara. Ce débat est acceptable, l’instrumentalisation de l’émotion est moins glorieuse.

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Ce qui s’est passé à Sebta met en difficulté, non pas l’Espagne mais l’Union Européenne. Le ministre des Affaires Etrangères Français a déclaré que « le Maroc était un allié très fiable ». Cela renvoie Madrid à ses responsabilités. Le Maroc accueille, avec le respect de la dignité humaine, des dizaines de milliers  de migrants dont l’objectif était l’Europe.

L’Espagne ne peut pas nous demander de faire le gendarme, de combattre tous les trafics, le terrorisme, pour assurer sa sécurité et tenter d’extraire Brahim Ghali à sa propre justice.

Sur ces deux dossiers, le Maroc est égal à lui-même. Nos positions sont connues, notre diplomatie est l’une des plus prévisibles, parce qu’elle a une doctrine affichée. Nous n’avons pas de bombe atomique, mais nous avons un poids historique. Nous comptons dans les affaires du monde.

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