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GCAM : Les faveurs de la banque verte

La Fondation Crédit Agricole du Maroc pour le Développement Durable a profité du cadre de la  COP22 pour dévoiler les résultats de ses expériences et projets pilotes menés au cours des 5  dernières années au profit de l’agriculture marocaine.

« Les actions majeures et pilotes, menées par la Fondation depuis sa création, ont montré l’intérêt de certaines technologies dans le secteur de l’agriculture», a annoncé Mariem Dkhil, à la tête de la direction financement du développement durable, rappelant que «ces projets sont mis  à disposition de la banque pour développer des produits de financement adaptés aux secteurs émergents de l’économie verte comme l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, l’agro-écologie et l’agriculture durable, la préservation de l’eau par l’irrigation climato-intelligente et la valorisation des déchets agricoles… ».  Parmi les projets énumérés par Dkhil, il y a lieu de citer le programme d’optimisation de la performance énergétique des exploitations agricoles qui s’est appuyé sur les audits énergétiques pilotes conduits et ayant démontré un potentiel de réduction de la facture énergétique annuelle d’au moins 20% à travers de simples mesures d’efficacité énergétique ainsi que la viabilité technique et financière du pompage solaire.
«Les exploitations ont mis en place un certain nombre de mesure qui parfois ne sont pas coûteuses et qui leur ont permis cependant de faire des économies substantielles sur leurs factures énergétiques», a tenu à préciser Mariem Dkhil, ajoutant que «ce projet a également montré l’intérêt du pompage solaire, permettant à la banque par la suite de développer un produit de financement pour essayer de diffuser au maximum les recommandations et l’économie de l’énergie au niveau des exploitations agricoles».
Ce programme novateur a amené le CAM à développer « Ecotaqa ». Un crédit dédié au financement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables permettant la généralisation de l’expérience au niveau national. La responsable du financement de développement durable au sein de la banque verte a également cité deux autres projets pilotes. Le premier projet concerne de valorisation des déchets et recyclage des déchets agricoles. Le but de cette expérience était de «pouvoir au mieux utiliser ces déchets, en fonction de leur typologies et les différents types de traitement possibles en allant jusqu’au compostage pour les déchets organiques qui sont fabriqués en quantité importante dans certains bassins agricoles». Le second a détaillé  le projet de Souss Massa Drâa sur l’irrigation qui concerne 60.000 hectares. L’expérience a permis d’optimiser la technique du goutte à goutte en ayant recours aux données météorologiques. Les stations agro-météorologiques permettent d’apporter le dosage exact d’eau au niveau des parcelles. «La Fondation a, dans ce sens, financé un programme qui a permis au final d’économiser l’équivalent d’un petit barrage d’eau annuellement», conclut Dkhil.

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