Sport

Gestes barrières et gestes techniques

Le 21ème siècle et ses innovations technologiques, a ceci de pratique que beaucoup de termes techniques sont devenus usuels pour le commun des mortels. Avec un « clic », éteindre et rallumer, on relance le moteur du plus puissant des ordinateurs. On appelle cela « redémarrer », cette facilité de sortir d’une situation, apparemment bloquée, est-elle possible dans la vie réelle ? C’est un rêve encore inaccessible, mais qui ferait, actuellement, bien les affaires sportives et économiques internationales.


Après les craintes provoquées par la pandémie du Covid-19 et que les différents pays ont dû affronter, il s’agit, désormais, trois mois après les alertes, de sortir du déconfinement imposé par le terrible virus. On parle de retour à la vie normale, et il faut comprendre par-là, le retour à la vie ordinaire, celle d’avant, où l’on pouvait aller se promener dans les rues, fréquenter les cafés et restaurants, laisser les enfants aller à l’école, voyager, prier collectivement, s’engouffrer dans un cinéma, un train, bref se retrouver ailleurs en toute liberté. Le monde des stades, le public, et celui des affaires économiques (industriels et ouvriers)   obligent les responsables politiques à créer l’environnement nécessaire pour une reprise en douceur. Cela ne se fera pas d’un simple clic, mais la demande et le désir de « repartir » sont si forts, qu’il va bien falloir courir le risque d’un retour.

> L’Allemagne a ouvert la voie

On a vu dans nos éditions précédentes que l’Allemagne a été le premier pays, du moins, l’un des plus imposants du foot mondial, à revenir à la compétition. L’absence de public dans les stades (virus oblige) n’a pas empêché l’engouement des foules, grâce aux écrans de  télévision. Il y a là, comme un signe, celui du football de demain. Un football que l’on suivrait sans aller aux stades, comme les écoliers et étudiants, ont pu étudier, sans aller à l’école ou sur les bancs des facultés. Le monde virtuel est en train de se mettre en place. Ne vous y trompez pas, cela arrangera les autorités débarrassées des soucis de sécurité que les foules nécessitent.

Un foot sans public ? Sans ferveur populaire ? Sans chants et sans Tifos ? Oui, ce n’est pas envisageable pour l’instant, mais qui sait, si ce n’est pas déjà la solution du futur ? Ce futur « deux points zéro » où tout sera contrôlé au doigt et à l’œil. Comme maintenant avec votre Smartphone, qui vous livre les choses du monde dans la paume de votre main, et à la portée de votre index. Réfléchissez-y.

> France : « c.. » ?

Certes « L’Equipe », quotidien sportif est aussi connu pour ses titres accrocheurs. On se souvient de celui qui, attribué à Anelka en 2010, a précipité une crise énorme au sein des «Bleus» et du foot français. Domenech, alors coach de la sélection nationale s’est expliqué dans un livre consacré à son expérience avec les Bleus. Instructif et édifiant, mais ce sujet n’est pas d’actualité ici. Le sujet qui nous préoccupera dans cette chronique, est ce nouveau titre de l’Equipe daté du week-end dernier où tout simplement on traite les Français, et surtout ceux qui s’occupent du foot hexagonal de « C.. », oui vous avez bien lu, même si la décence nous oblige à ne pas écrire le mot auquel vous pensez, en toutes lettres. Et qu’ont fait les dirigeants du foot français pour mériter pareil traitement et qualificatif plutôt disqualifiant ? C’est que la France a choisi, contrairement à l’Allemagne, et maintenant l’Angleterre, l’Italie et l’Espagne de ne pas reprendre les compétitions. Gros dégâts, grosse polémique … l’Equipe a décidé de conclure avec un terme des plus significatifs.

Au Maroc, après le 10 juin, la FRMF avisera avec les autorités administratives et politiques ainsi qu’il se doit, pour trouver des dispositions à prendre.

> Bravo Said Naciri ?

L’affaire de Radès, celle de la finale entre le Wydad et l’Espérance de Tunis que l’on pensait réglée au profit des Tunisiens, a rebondi de manière surprenante au TAS (Tribunal Administratif du Sport), où les plaidoiries pro-Wydad ont fait hésiter le TAS qui, du coup, a demandé un délai supplémentaire.« Cela me suffit », aurait clamé Said Naciri, Président Wydadi qui, envers et contre tous a engagé la procédure au TAS avec tous les risques que cela supposait. Que le TAS ait chancelé et que l’EST déjà déclarée vainqueur et championne d’Afrique 2019 ait titubé, c’est pour Naciri et le WAC comme un doux parfum de revanche. En attendant mieux ?

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