Financement

Green Innov Invest ne séduit pas le marché financier

La première sortie sur le marché marocain des capitaux d’un Fonds de Placements Collectifs en Capital (FPCC) aura été finalement des plus mitigées.


En effet, sur les 500 millions de DH ciblés par le fonds Green Innov Invest (GNII) qui avait reçu, au cours des derniers jours de l’année 2017, le visa de l’AMMC pour un appel public à l’épargne, seuls 220 millions de DH auront été finalement levés dont 150 millions de DH auprès des sponsors publics que sont la CCG (Caisse Centrale de Garantie) et l’IRESEN (Institut de Recherches en Energie Solaire et Energies Renouvelables).

Aussi, GNII qui avait été sélectionné en 2017 dans le cadre du programme de Soutien aux initiatives de la CCG visant le financement des startups innovantes, n’a pu réellement intéresser que quelques opérateurs privés pour un apport cumulé de 70 millions de DH. Ce qui est tout de même assez honorable au vu des caractéristiques d’un FPCC. En effet, comme de tels véhicules investissent dans des PME généralement non cotées, la liquidité des titres composant leur capital est des plus limitées malgré les mécanismes imaginés par le gestionnaire de GNII, en l’occurrence Global Nexus (que préside Hynd Bouhia, ancienne directrice générale de la Bourse de Casablanca), notamment le maintien d’un flottant de liquidité destiné à faire face aux demandes éventuelles des investisseurs pour une sortie prématurée du capital avant la liquidation du FPCC (prévue sur un horizon de 10 ans). D’où le manque d’appétit manifesté par la quasi-totalité des investisseurs qualifiés habituels (OPCVM, assureurs, banques…) pour la souscription aux parts de GNII.

Rappelons que GNII a pour rôle d’investir dans les startups marocaines innovantes qui opèrent dans les secteurs verts et durables, notamment ceux relatifs aux énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la gestion optimale de l’eau, la valorisation des déchets et la protection de l’environnement. Les tickets d’investissement de FPCC varieront entre 1 million et 15 millions de DH pour des entreprises en phase d’amorçage ou post-amorçage ayant un fort potentiel de croissance.

 
Article précédent

Il fait l’actu : Reda Sekkat, nouveau président de la FENELEC

Article suivant

Dans le couloir de la privatisation depuis… 8 ans !