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Groupe PSA : l’usine de Kénitra dans les starting-blocks pour bien redémarrer

Les conditions de la poursuite de l’activité de l’usine de PSA à Kénitra sont pleinement réunies. Compte tenu de la situation épidémique ambiante, cette plateforme a dû s’entourer de toutes les précautions nécessaires en matière d’hygiène et de sécurité sanitaire à l’attention de son personnel et de ses fournisseurs pour poursuivre pleinement, dès que cela sera possible, son activité industrielle.


«La priorité du Groupe PSA a consisté à protéger ses salariés et à assurer la pérennité de l’entreprise. A cet effet, nous avions décidé le 17 mars dernier de placer l’ensemble de nos collaborateurs qui peuvent l’être, en télétravail et de suspendre l’activité de production dans l’usine de Kénitra dès le 19 mars». C’est par ses mots qu’a débuté la prise de parole de Samir Cherfan, Directeur de la région Afrique Moyen-Orient du Groupe PSA lors d’une vidéo-conférence pour laquelle quelques supports de la presse nationale ont été conviés. Si la reprise des chaînes de production à un rythme normal n’est pas à l’ordre du jour après plusieurs semaines de pause forcée, il est en revanche primordial d’être fin prêt à la réouverture.

Pour autant, la date de reprise des activités industrielles est conditionnée, selon M. Cherfan, par l’ouverture des réseaux de distribution des concessionnaires afin que ces derniers puissent livrer leurs clients, ce qui n’est pas encore le cas. «Concrètement, cela n’est pas viable de redémarrer une chaîne de production pour, au final, augmenter les stocks de véhicules. C’est clairement le commerce qui définira notre date de reprise», ajoute Samir Cherfan.   

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Si les chaines de production sont provisoirement à l’arrêt, la réalisation d’activités industrielles sur le site est effective, en ce moment même, comme nous le confirme Rémi Cabon. «Nous avons des activités stratégiques qui se déroulent sur le site et qui concernent notamment les travaux du doublement capacitaire, le développement de nouvelles versions de notre gamme de production de véhicules, sans compter les activités de maintenance». Et le Directeur du projet PSA Maroc d’ajouter : «toutes ces activités mobilisent environ 600 personnes chaque jour sur le site, entre les salariés de PSA concernés et les entreprises prestataires qui interviennent».

C’est donc dans ce cadre que la préparation à la reprise de la production, à laquelle il faut ajouter l’ensemble de l’écosystème industriel de PSA, a nécessité le déploiement d’un protocole sanitaire renforcé. Ce dernier a été élaboré conjointement avec les services médicaux de l’entreprise et les instances représentatives du personnel.

L’accès à l’usine comprend désormais une suspension du passage par les tourniquets, des marquages au sol pour encadrer les règles de distanciation sociale.

Un protocole sanitaire renforcé pour lequel Ali Seddiki, Directeur général de l’Industrie auprès du ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Économie verte et numérique, a porté quelques précisions. «La priorité qui a été clairement énoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et par le gouvernement s’articule autour de l’urgence sanitaire et des mesures qui ont été mises en place pour faire reculer cette pandémie. Vous vous doutez bien que le redémarrage et la reprise d’activité d’une telle plateforme industrielle sont sujets à des contrôles sanitaires stricts», a-t-il précisé. Et de poursuivre : «le site de Kénitra a été audité à la fois par l’autorité locale, la délégation du ministère de l’Industrie, mais aussi par un médecin du travail mandaté pour faire cet audit, ainsi que le délégué du ministère de l’Emploi». Et de conclure : «sur cet audit qui a regroupé une douzaine de personnes, le site de Kénitra a passé haut la main l’ensemble des contrôles».

Des mesures sanitaires renforcées

Abdelkrim Semmami, responsable communication du site de Kénitra, a détaillé les principales mesures préventives qui sont désormais vigueur. Sans être exhaustif, ces dernières ont trait notamment au transport du personnel dans des conditions précises de sécurité, que ce soit en en bus, ou en covoiturage. L’accès à l’usine comprend désormais une suspension du passage par les tourniquets, des marquages au sol pour encadrer les règles de distanciation sociale, la distribution de masque de protection, la prise de température systématique à l’entrée du site, voire la distribution de bouteilles d’eau.

Une brigade de surveillance composée de 16 personnes, évoluant en binômes, a pour mission de s’assurer du respect de toutes les mesures sanitaires en vigueur sur le site.  

Un périple sanitaire, certes exhaustif, mais vital qui se poursuit au niveau des vestiaires, là aussi, soumis à des règles strictes d’hygiène tant à l’entrée qu’à la sortie ; idem pour les sanitaires. Il va sans dire que la protection individuelle est, elle aussi, très encadrée, les collaborateurs ayant pour obligation de porter masques, lunettes ou visières de protection mis à leur disposition, en plus de devoir utiliser des gels hydroalcooliques…  À noter qu’une brigade de surveillance composée de 16 personnes a pour mission de s’assurer du respect de toutes les mesures sanitaires en vigueur sur le site.  

 
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