Les chroniques de Jamal Berraoui

Maroc : halte à la sauvagerie

Des centaines de quasi-personnes, d’animaux debout sur deux pieds poursuivant une dizaine d’agents des forces auxiliaires, mettant leur intégrité physique  en danger. C’est ce que les images nous ont donné à voir.


Soyons méthodiques et disséquons la question : tout cela c’est à cause de l’Achoura, qui n’est pas une fête religieuse, puisqu’elle « fête » l’assassinat de Hussein ( Hussein est le petit-fils du prophète de l’islam, Mohammed, ndlr) . Les produits utilisés sont de véritables armes, utilisées comme telles contre les policiers en France. Ces produits rentrent par les ports, les aéroports, les frontières terrestres, alors qu’ils sont interdits. Il faut arrêter les bêtises et reconnaître qu’il y a un vrai problème et surtout le régler. Mais ce n’est qu’un détail. Les sauvages, les barbares qui ont poursuivi les mokhaznis, sont de la même pâte exécrable qui a volé les moutons au Hay El Hassani dans un marché à Casablanca. Ils violent toutes les règles dès lors qu’ils sont en supériorité numérique. Dire que c’est le résultat de la faillite du système éducatif est une partie de la vérité. Mais pour reconstruire cela, il nous faut des décennies. On va laisser aux barbares nos rues pendant tout ce temps ?

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La justice n’est ni sévère, ni diligente. Ceux du Hay Hassani ne sont toujours pas jugés, alors qu’ils devraient l’être en comparution immédiate. Les barbares de Rabat seront en liberté dans quelques semaines et leur procès n’aura lieu que quand ils seront en prison pour des crimes plus graves. C’est inscrit dans le marbre, il n’y a rien de prévu pour en faire des candidats à la citoyenneté, ils ne peuvent que s’enfoncer dans la délinquance. L’excuse de minorité est légale mais elle a bon dos. Les parents ont démissionné et remettre en liberté ces jeunes est un vrai risque pour la société ; parce que peu sont récupérables.

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Enfin, il est clair que nous devons offrir à nos enfants un système éducatif qui leur permette d’accéder à la citoyenneté. Il n’y a aucune hypothèse de travail dans ce sens et on ne peut que le regretter. Mais cela ne justifie en rien l’immobilisme face à la sauvagerie. Réprimons avec sévérité les barbares, qui sont irrécupérables, au nom de la sécurité de tous et débattons des moyens de pacifier la société. La naïveté en ce domaine est dangereuse. Elle est même d’une imbécillité avérée.

 
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