L'édito

Honorons les femmes… Préparons l’avenir

Dire que le développement d’un pays dépend dans une très large mesure de la contribution de la femme à la gestion de toutes les affaires publiques et privées, relève d’une vérité absolue. Démontrer que l’absence de la femme de beaucoup de sphères de la décision dans notre pays nuit au présent et à l’avenir de beaucoup de nos secteurs économiques et sociaux est un devoir national, mais continuer à tenir des discours manipulateurs et passéistes sur le rôle «naturel» de la femme et de son statut, est un crime. Notre pays combat depuis plusieurs années l’ignorance dans la relation de l’homme à la femme et tente de renverser des itinéraires qui, au lieu de conduire notre société à l’épanouissement, tentent de l’enfermer dans la relation du «seigneur à l’objet». Autour d’une architecture institutionnelle archaïque, des comportements se sont développés et ont donné lieu à des pratiques moyenâgeuses. Le Code de la famille a été adopté suite à une longue lutte d’une frange éclairée de notre Elite et d’un engagement très responsable du Chef de l’État. Le chemin vers l’égalité devant les droits et les devoirs est encore long et les résistances à la parité sont multidimensionnelles. En attendant, nos institutions politiques, administratives et surtout judiciaires doivent réécouter le message du Souverain sur la nécessité de réformer l’administration et donner un sens réel aux principes du code de la famille. Écarter la femme de la gestion d’une économie coûte 6 points de croissance et seuls les médiocres peuvent continuer à croire le contraire.


Christopher Ross aurait finalement compris qu’il n’est pas fait pour jouer un rôle historique dans la recherche d’une solution politique au conflit qui oppose le Maroc à l’Algérie. Ayant longtemps suivi à la lettre les recommandations de ses amis avec un esprit façonné à la «Mouradia», le dorénavant ancien émissaire du secrétaire général des Nations Unies au Sahara a pris la voie qu’il devait, logiquement prendre, il y a longtemps. L’objectivité et l’impartialité conjuguées avec une culture profonde historique et diplomatique ont manqué à «Son Excellence». Son bilan, ainsi que celui de son ancien employeur Ban Ki-moon, sont plus que modestes. Notre pays a choisi de remplir son siège partout et dans toutes les organisations internationales. En Afrique, la scène n’est plus sous domination anti- marocaine, les amis du progrès, des relations de partenariat et de la transparence démocratique vont nettoyer les coulisses de l’Union Africaine par le travail et les projets économiques qui profitent aux peuples. Demain nous appartient, avec comme condition historique le respect de nos engagements à l’égard de nos frères et la préservation de notre maison contre la précarité politique, économique et sociale.

Le vrai jeu démocratique ne peut être que collectif. Vouloir cultiver l’individualisme pour atteindre des objectifs qualifiés de nationaux et de stratégiques ne peut conduire qu’à l’échec. Nous vivons depuis quelques mois dans des scènes où l’apprentissage de la pratique démocratique bute sur une culture politique qui semble en deçà des niveaux atteints dans un passé récent. Les équations individuelles sont plus déterminantes que les programmes politiques et la crédibilité des institutions. Le système électif est ainsi fait, aucun parti ne pourra un jour avoir main basse sur tout le Maroc. Les diversités géographique, culturelle et sociale font que l’expression politique ne peut échapper à la pluralité des acteurs et à leurs conceptions de la gestion publique. Cet état n’est pas mauvais en soi et peut contribuer à la consolidation de la culture des vrais compromis. L’essentiel est de cultiver les valeurs de probité, de réédition des comptes, de lutte contre les inégalités, de la création des richesses, de leur partage équitable et contre toutes les formes de la fraude. C’est à ce niveau que l’on peut consolider le travail entre les partis politiques et non sur celui très marginal de gonflage des égos et aussi des intérêts trop personnels.
La Rédaction

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