Actualités

Il fait l’actu : Othman Benjelloun

Othman Benjelloun qui participe au 1er Forum économique Maroc-Russie à Moscou a prononcé  en sa qualité de Président du Groupement professionnel des Banques du Maroc une allocution remarquée et remarquable hier. Il a d’emblée posé la question et la préoccupation suivantes : « Comment resserrer davantage les relations multidimensionnelles entre nos deux grandes Nations historiques et millénaires ».


Remontant d’abord le fil de l’Histoire entre les deux pays, Benjelloun a rappelé  l’accord de libre – accès réciproque des navires aux eaux et ports de chacun des deux pays, scellé en octobre 1777 entre le Roi Sidi Mohammed Ben Abdallah et l’Impératrice de Russie Catherine IILa fin du XIXème  a vu l’implantation diplomatique  russe  au Maroc,  à travers le Consulat de Tanger. 

Au lendemain de l’Indépendance, la Russie soviétique fut le premier pays, le 11 juin 1956, à reconnaitre le Maroc Indépendant, a précisé le président du GPBM.

Le rappel du passé par Benjelloun éclaire le  présent et projette l’avenir. Il a à cet égard appelé les opérateurs économiques, à multiplier les initiatives afin d élargir les champs des échanges, des investissements et de la coopération même  si le Maroc est déjà le premier partenaire commercial de Russie en Afrique.

 Faisant parler les chiffres, Benjelloun a toutefois relevé la modestie  des échanges commerciaux bilatéraux. Ils sont, a-t-il dit   à près de 10 Milliards de Dirhams (un milliard de Dollars) et représentent un peu plus que 3%(3,2%) du total des échanges du Royaume et ce sont les importations marocaines qui en font l’écrasante majorité (87%). 

Abordant la stratégie d’expansion en Afrique, menée par les trois plus importantes banques au Maroc, qui représentent les deux tiers du système bancaire, à savoir Attijari Wafabank, la Banque Centrale Populaire et BMCE Bank, Benjelloun a souligné que la dite stratégie constitue un élément essentiel à considérer dans l’équation de la relation économique maroco-russe.

 
Article précédent

Le chiffre du jour : 478.000

Article suivant

Un secteur à la traîne, pourquoi ?