Téléphonie mobile

Innjoo bouscule les prix

Les produits Innjoo débarquent au Maroc. La marque de téléphonie «low-cost» entend faire du Maroc sa base de lancement pour attaquer les autres marchés de la région, notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest.


Le marché de la téléphonie au Maroc accueille un nouvel entrant. Lancée il y a environ deux mois (période de test), la marque Innjoo affiche ses ambitions pour le segment de la téléphonie à bas prix. A vrai dire, si les nouvelles marques de téléphonie à bas prix se bousculent au portillon pour pénétrer le marché marocain, c’est que la demande pour ce segment y est de plus en plus forte. « La réaction des clients concernant nos smartphones a été extrêmement positive. Innjoo réalise un démarrage incroyable au Maroc. Nous ne pouvions espérer mieux», explique Amine Benlamlih, Directeur général Adjoint du groupe ICD (International Communication Development), distributeur exclusif de la marque au Maroc. Et pour cause, le pays jouit d’un marché mature et incontournable pour le développement de la marque. L’ADN d’Innjoo est d’offrir au consommateur des téléphones portables avec des spécificités très compétitives, comparables à celles des grandes marques, le tout à moins de 2.000 DH. En effet, la marque propose des terminaux à des prix allant de 600 à 1.800 DH. Jusqu’à présent, au cours de ces deux derniers mois, la marque est arrivée à écouler quelque 3.000 unités par mois. In fine, l’objectif est d’atteindre d’ici la fin de l’année les 5.000 unités mensuellement, pour un chiffre d’affaires mensuel qui gravite autour de 5 millions de DH. Pour l’heure, seuls les canaux online sont retenus pour l’écoulement des produits (voir entretien ci-après).
Notons par ailleurs, que la marque a déjà fait ses preuves à l’échelle internationale. Créée il y a environ 2 ans à Dubai, Innjoo a réussi à écouler quelque 3 millions d’unités dans le monde. « Nous avons pu vendre quelque 400.000 la première année, et 2,4 millions l’année qui suit, c’est dire la percée qu’ont réalisé nos produits affichant un taux de croissance fulgurant », précise Benlamlih.

3 questions à Amine Benlamlih, cofondateur de Maroc Axess

Quelle appréciation faites-vous du marché marocain, notamment dans le segment de la téléphonie à bas prix ?
A.B. Depuis que nous sommes au Maroc, nous nous sommes rendu compte qu’il y a une demande incroyable pour la catégorie de téléphone que nous proposons. En réalité, la tendance est mondiale. Actuellement, les gens sont plus regardants sur les spécificités du téléphone que sur sa marque. Si l’on voit les chiffres des livraisons des smartphones dans le monde entier, la tendance est clairement à la hausse parallèlement à une perte de vitesse chez les grandes marques de téléphones mobiles. C’est ainsi que les petites marques commencent à récupérer les parts de marché. Des pays comme le Maroc, l’Egypte, le Nigéria, ceux du Moyen Orient ou encore de l’Amérique latine affichent une forte demande pour ce genre de produits très compétitifs.

Quels sont les canaux de distribution choisis pour le Maroc ?
Au cours de cette période de test, nous avons opté pour un canal exclusivement Online, à travers notamment les sites de e-commerce Hmall et Jumia. D’ailleurs, l’engouement constaté pour nos produits au cours de cette période nous pousse à étendre notre réseau de distribution online vers d’autres sites marchands, mais également à investir le marché offline que ce soit à travers des magasins spécialisés ou le circuit de distribution classique (grande distribution, marché traditionnel,…). Nous sommes également en cours de discussion avec les opérateurs téléphoniques pour la commercialisation de nos produits.

Avez-vous des perspectives pour le marché africain ?
Nous avons une plateforme logistique basée à Casablanca. Nous proposons, outre les produits de téléphonie, des tablettes électroniques, des smarts Tv ainsi qu’une panoplie de produits innovants et technologiques. A terme, la plateforme du Maroc devra constituer un véritable tremplin pour la marque sur la région et certains pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment francophones.  Un marché très demandeur de ce genre de produits, comme nous l’atteste la tendance en Côte d’Ivoire et au Nigéria où nous sommes déjà présents.

 
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