Economie

Investissements arabes : des intentions, mais peu de concret

L’édition 2014 de Gulf Invest se tiendra à Marrakech. Les Omanais souhaitent importer des produits agricoles. 


D

epuis ces dernières années, les investisseurs du Golfe expriment de l’intérêt pour faire du business au Maroc. Quelques projets aboutissent, et d’autres sont soit annulés, soit reportés. Mais depuis que le Maroc a eu les faveurs du Conseil de Coopération du Golfe, un léger regain d’intérêt a été ressenti, mais encore avec quelques réserves.  En tous les cas, la troisième édition du Forum « Gulf Invest » qui vient de se tenir à Tanger a démontré qu’il y avait des choses à faire entre le Maroc et les différents pays du Moyen-Orient. Officiellement, le président de l’Union des Chambres de Commerce des pays du golfe, Khalil Al Khonji, a déclaré qu’il était possible que les opérateurs investissent une enveloppe de 100 millions de dollars dans les dix prochaines années. Rapporté annuellement, cela fait 10 millions, c’est peu. Mais, rassure-t-on côté marocain, cette manifestation, qui a vu la participation de plus d’une centaine d’hommes d’affaires «khalijis», a permis d’organiser beaucoup de B to B et de discuter d’éventuels nouveaux projets. Ainsi, le Crédit Agricole serait en pourparler avec la fédération des Chambres de commerce des pays du Golfe pour constituer un fonds arabo-marocain dédié au secteur de l’agriculture. Le promoteur de Marrakech HealthCare City, le groupe Tasweek, souhaite développer ce même projet  mais dans la ville du Détroit cette fois-ci. Aussi, CMKD a-t-il annoncé la concrétisation de son hôtel Farah Gandouri et la présidente de Gulf University de Bahreïn n’a pas écarté la possibilité d’ouvrir une branche de cette Faculté à Tanger. Sur un autre registre, des opérateurs Omanais convoitent les produits agricoles marocains qu’ils souhaitent importer. Bref, lors de cette édition du Gulf Invest, il n’y a pas eu d’annonce fracassante. Il faudra peut-être attendre que des banques et des assureurs islamiques s’installent au Maroc. Les opérateurs du Golfe ont souvent affaire à eux pour les accompagner dans leurs projets. 

 

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