Interview

« Je suis fier des résultats que nous avons atteints »

Ses impressions sur l’activité de son Groupe dans la région Euromed-Afrique et plus particulièrement dans le Royaume, son regard sur quelques-unes des nouveautés de Renault dévoilées à l’occasion de cette 83ème édition du Salon de Genève, Jean-Christophe Kugler dresse en notre compagnie le bilan et les perspectives à venir de Renault dans la région.


Jean-Christophe Kugler,directeur des opérations de
la région Euromed-Afrique – Groupe Renault

Challenge. Quel bilan faites-vous de l’activité de Renault dans la zone Euromed-Afrique à fin 2012 ?
Jean-Christophe Kugler. Nos résultats ont été encourageants dans la zone Maghreb. Ce sont des marchés qui gagnent en dynamisme. En revanche d’autres marchés comme ceux de la Roumanie et de la Turquie ont traversé une zone de difficultés. Globalement, notre progression est de l’ordre de 5% dans la zone.

C. L’actualité, c’est également la signature d’un partenariat avec l’Algérie s’agissant de la construction d’une plateforme industrielle de Renault  dans le pays. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
J-C.K. Nous sommes très heureux d’être parvenus à trouver un accord en décembre avec notre partenaire algérien sur le projet en lui-même. Aujourd’hui, nous sommes parfaitement en phase avec le Gouvernement et avec la S.N.V.I (Société Nationale de Véhicules Industriels en Algérie). Fin janvier, nous avons créé la société R.A.P (Renault Algérie Production, société de droit algérien créée en vue de lancer la réalisation de l’usine automobile de la marque au losange à Oran, ndlr). Je pense que d’ici la fin de l’année, nous amorcerons la construction effective de cette nouvelle plateforme en Algérie. Ce pays est aujourd’hui le deuxième marché automobile d’Afrique juste derrière l’Afrique du Sud.

C. Qu’en est-il du bilan de l’activité de l’usine de Renault-Nissan de Tanger et de celle de la Somaca de Casablanca ?
J-C.K. Nous sommes très satisfaits des résultats enregistrés par la Somaca qui s’est hissée aux standards internationaux que lui avions fixés.  Même chose pour l’usine de Tanger qui, dès les premiers véhicules produits, a réussi à fabriquer un niveau de qualité internationale. Un résultat rendu possible notamment grâce à l’ensemble du dispositif de formation mis en place par l’IFMIA et le Royaume.

C. Avez-vous atteint en termes de volumes les objectifs que vous vous étiez fixés ? Prévoyez-vous une montée en cadence de l’usine de Meloussa ?
J-C.K. Nous poursuivons notre montée en cadence. Nous avons débuté par le Lodgy qui, certes, est un peu impacté compte tenu de la crise européenne. Toujours est-il que nous poursuivons avec ce véhicule notre plan de marche. En revanche, le Dokker fonctionne très bien dans la mesure où il ne dépend pas uniquement des marchés européens. Il est exporté notamment vers la Turquie. Nous prévoyons de l’exporter vers l’Afrique subsaharienne.  Par ailleurs, nous démarrons la deuxième ligne à Tanger où nous lancerons un nouveau produit.

C. Où en est le projet Nissan à Tanger ?
J-C.K. J’aurais préféré laisser mes collègues de Nissan répondre à cette question. Je précise toutefois qu’à l’usine de Tanger, une zone est exclusivement réservée à Nissan. Dès lors que se fera cette implantation, nous leur fournirons toute l’aide nécessaire.

C. L’actualité, c’est aussi le Salon de Genève. Renault Dacia y a révélé un certain nombre de nouveautés dont le Captur et la Logan MCV. Que vous inspirent ces nouveaux produits ?
J-C.K. Nous disposons d’une belle gamme de produits qui devrait nous permettre d’augmenter nos volumes de vente. Dans le détail, le Renault Captur est un véhicule sur lequel je compte beaucoup dans ma région. Compte tenu du lancement de Lodgy et de Dokker, le marché du Logan MCV dans la région sera plus faible.

C. Quels sont les grands chantiers qui vous tiennent à cœur à l’horizon 2013 dans le Royaume?
J-C.K. Nous devons confirmer dans le Royaume les progrès enregistrés en matière de qualité de service ;  de sorte que le label «made in Morocco» soit une valeur sûre. Je suis fier des résultats que nous avons atteints ; néanmoins, il faut être ambitieux et poursuivre nos efforts. Je souhaite qu’en qualité de service, tant en matière de vente qu’en après-vente, nous puissions apporter au client marocain une véritable rupture. Actuellement, les standards de qualité de Renault dans le Royaume sont tout à faits corrects, mais nous devons viser les standards internationaux. C’est l’un de nos objectifs à atteindre cette année. n

 
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