Financement

La Banque mondiale fixe ses priorités pour le Maroc

La Banque mondiale met les bouchées doubles au Maroc. Développement durable, développement du capital humain, mobilité, nouvelles technologies… l’institution financière internationale monte en régime quant à ses opérations.  


C’est un nouveau cap dans la coopération entre le Maroc et le groupe Banque mondiale. L’institution financière internationale vient en effet de dévoiler son nouveau cadre de partenariat avec le Royaume. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Banque mondiale prépare une nouvelle montée en régime de ses opérations au Maroc.

Le nouveau cadre stratégique auquel sont adossées les ambitions et actions de l’institution financière internationale pour le Royaume pour les six prochaines années (2019-2014) a été dévoilé lors d’une rencontre de grande envergure tenue à Rabat le 14 mars, en présence du ministre des Affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi.

Pour Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ce nouveau cadre de partenariat-pays vise à accompagner la bonne dynamique que connaît le Royaume sur plusieurs plans (transition démographique, urbanisation, infrastructures…).

Soulignons que le conseil d’administration de la Banque mondiale a décidé d’accorder au Maroc un montant de 700 millions de dollars afin d’accélérer, entre autres, l’adoption des technologies numériques pour en faire une source d’emplois, de croissance et de services de meilleure qualité.

Gouvernance

Force est de noter que le nouveau cadre de partenariat avec le Maroc est axé sur trois principaux piliers. « Le premier axe stratégique devrait permettre à la Banque Mondiale d’aider le Maroc à accroître la concurrence et améliorer l’environnement des entreprises, en particulier pour les PME. De même, l’ensemble des institutions du groupe Banque Mondiale, à savoir la BIRD, l’IFC et la MIGA, oeuvreront de sorte à optimiser les ressources dont dispose le Maroc pour son développement en faisant appel aux financements privés et aussi aux solutions viables offertes par le secteur privé», a détaillé Marie Françoise Marie-Nelly.

Le deuxième axe stratégique concerne notamment le renforcement du capital humain sur lequel l’institution financière internationale met un accent particulier. Il sera surtout question, à ce niveau, de moderniser les filets de protection sociale et améliorer les performances du secteur de la santé.  Et en troisième position, l’action de la Banque Mondiale se focalisera sur les régions les moins développées du Royaume.

«La bonne gouvernance qui constitue l’axe central de la mise en œuvre effective du soutien du groupe de la Banque Mondiale, sera une composante fondamentale des trois piliers », a assuré la directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Maghreb.

Pour sa part, Lahcen Daoudi a mis l’accent sur quelques points clés. «Poursuivre les investissements pour le développement de nos infrastructures est vital. Mais il ne faut pas s’attendre immédiatement à ce que les effets sur la création d’emplois soient visibles. Il faut du temps et, surtout, beaucoup de suivi. Jusque-là, le gouvernement ne mobilisait ses ressources que pour suivre l’état d’avancement de quelques chantiers. Aujourd’hui, grâce aux outils fournis par ce nouveau cadre de partenariat, nous sommes en mesure d’assurer le suivi de l’ensemble des chantiers lancés», a-t-il souligné. 

Challengenews
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