FinancementFlash-eco

La BERD expose ses réalisations au Maroc

L’institution européenne est à la recherche d’entreprises marocaines à accompagner.


À l’occasion d’une rencontre organisée avec la Fédération des Industries de la Conserves des Produits Agricoles du Maroc (FICOPAM), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a exposé ses outils d’accompagnement et de financement  pour les entreprises du secteur agroalimentaire au Maroc.

L’équipe de la BERD en compagnie de Heuda Guessous, présidente de FICOPAM, Dr Amine Bensaid, président de Mundiapolis et Mohamed Hmidouche, vice-président de l’ASMEX

Cette rencontre a ainsi permis de présenter les tendances de consommation et la dynamique du secteur agroalimentaire en Europe de l’Est, ainsi que les solutions gagnantes en matière de distribution et de logistique.

L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a profité de l’occasion pour rappeler l’importance du marché Halal. « Le marché russe représente 25 millions de consommateurs, soit 2 milliards de dollars par an. Dans le monde, il y a 1 milliard de consommateurs de produits Halal. L’ASMEX encourage donc les entreprises, surtout de la conserve, à se faire labéliser par l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR). Nous proposons également l’accompagnement dans cette procédure. Le marché mondial du halal est dominé par des pays non-musulmans. Les tendances mondiales actuelles sont le halal et le bio, aux entreprises marocaines, qui produisent justement que des produits halal, d’en profiter. Il faut aussi que IMANOR baisse les prix des labélisations (20.000 DH) pour que les TPE et PME puissent développer leurs exportations, surtout au niveau des régions », note Mohamed Hmidouche, vice-président de l’ASMEX qui constitue à la fois une plateforme
d’échange, de réflexion et de lobbying sur toutes les problématiques du commerce extérieur.

La BERD a également présenté le cas d’entreprises accompagnées. Selon l’institution, 73% de ces PME ont vu leur chiffre d’affaires croître de 40%. La Banque intervient dans le mentoring, le conseil, la formation… Elle propose essentiellement deux programmes.

Mais pour être éligible, la PME doit disposer d’un personnel qui ne dépasse pas 250 employés, doit justifier de deux exercices comptables, avoir un actionnariat majoritairement privé et local, avoir un potentiel de croissance avec réel besoin en matière de conseil et être apte à supporter entre 25 et 75% du coût total du projet.

Le premier programme concerne les consultants. La BERD met ainsi à la disposition des PME soit des consultants accrédités, soit des consultants choisis par les entreprises qui reçoivent leurs homologations en 48h.

Débute alors le programme de mentoring, financé à hauteur de 75% par la BERD. « Les 25% restants sont à la charge de l’entreprise. La BERD dispose des moyens pour financer à 100% ses programmes. Mais il faut que l’entreprise soit engagée pour réussir la formation. D’où ces 25% », explique Rachid El Amrani, Principal Manager de la BERD au Maroc. À noter que la Banque finance jusqu’à 85% du programme lorsqu’il s’agit d’une expertise internationale.

Deuxième programme, celui des ex-patrons. La BERD met à disposition des PME l’expertise de patrons qui jouissent de 15 ans d’expérience.

 

Ainsi, depuis 2012, année du début des activités de la BERD au Maroc, l’institution a réalisé 1,6 milliard d’euros de financement et accompagné 512 entreprises. 30% de ces PME sont situées dans les régions hors Casablanca-Rabat (Al Hoceima, Oujda, Ouarzazate, Meknès, Fès, Larache, Essaouira…). Ces entreprises représentent plusieurs secteurs d’activité tels que l’agroalimentaire, le BTP, la chimie, le textile…

Côté expertise, la BERD a fourni des conseils en stratégie, en organisation et opérations, quality management, solutions d’ingénierie et système d’information, marketing…

Cette rencontre a été animée par Georges Constantin, expert en Brand Marketing, Trade Marketing, Sales & Distribution disposant plus de 20 ans d’expérience dans le secteur des produits alimentaires et biens de consommation dans des multinationales (Coca-Cola, British Tobacco…) dans plusieurs pays (Roumanie, Bulgarie, Turquie, Grèce..), ainsi que Irving Ruth, experte en Marketing Stratégique, Stratégie de Pénétration de Nouveau Marché et Stratégie de Marque avec une expérience dans le secteur des produits alimentaire et des boissons (Britvic, Johnson & Johnson, and PZ Cussons). Elle jouit d’une connaissance de plusieurs marchés (Émirats arabes unis, pays du Golfe, Pologne..) et particulièrement des réseaux de distribution en Angleterre.

En marge de ce rassemblement, la FICOPAM a signé avec Mundiapolis une convention de partenariat qui vise à échanger les expertises et encadrer les étudiants de l’université.

Challengenews
Le meilleur de la rédaction sélectionné par Challenge :
 

Article précédent

Le spécialiste de l’assainissement Saabe vit ses dernières heures

Article suivant

Il fait l’actu : Mohamed El Kettani, PDG de Attijariwafa bank