Les chroniques de Jamal BerraouiPolitique

La CNSS fait mal au PJD

Ministre d’État chargé des droits de l’Homme, le président du conseil d’administration de la CNSS, n’avait pas déclaré sa collaboratrice à la sécurité sociale. Le PJD prend ainsi un sacré coup.


Cela fait deux semaines que le nom de Ramid est sur toutes les lèvres. Sa secrétaire décédée, n’était pas déclarée à la CNSS. Depuis, il se débat, bien mal par ailleurs, pour sortir de la nasse ; il annonce qu’il a soutenu, généreusement, la famille. Cela n’a pas suffi, alors il fait signer au père une déclaration disant que c’est la défunte qui a refusé de s’inscrire à la CNSS !, déclaration légalisée le samedi dernier. Le PJD a convoqué Ramid devant la Commission d’éthique, dont il est le président, pour éteindre l’incendie.

Mais voilà que le nouveau ministre de l’emploi et ancien patron de la jeunesse du PJD est rattrapé par la patrouille. Il ne déclare aucun de ses employés et les paye en dessous du SMIG. Quand on sait qu’il est le président du conseil d’administration de la CNSS, cela fait vraiment désordre. Il a fait un discours où il promettait des sanctions très lourdes pour ceux qui ne déclarent pas les salariés.

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Sur le plan politique, c’est une catastrophe pour l’image du Maroc, deux ministres qui violent les droits des travailleurs à la protection sociale, c’est gravissime. Si l’on ajoute que l’un est ministre des Droits de l’homme et que l’autre est ministre du Travail, cela devient ridicule.

La seule solution c’est la démission, sinon l’Exécutif trainera cette affaire pendant longtemps et les deux ayant perdu toute crédibilité, ne pourront plus assumer leur tâche.

Le PJD prend un sacré coup. Là il ne s’agit pas de vie privée mais de respect de la loi, des droits basiques des salariés. Les discours sur les couches populaires ne seront plus audibles. Or, il s’agit de deux poids lourds du parti islamiste. Les avocats encartés devraient se presser pour se mettre en règle, sinon leurs noms seront sur la place publique rapidement.

Malheureusement beaucoup de professions libérales ne respectent pas la loi. Mais quand on est un militant politique, c’est tout simplement dégoûtant.

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