Entreprise

La famille Benjelloun fusionne CTC Maroc et sa foncière KAOBE

Fin de parcours pour CTC Maroc (Conseils pour Textile et Chimie Maroc), la PME qui s’était distinguée en 2018 en servant de tremplin pour Salaheddine Mezouar lors de sa course pour la présidence de la CGEM (Confédération Générale des Entreprises Marocaines).


Le spécialiste de la distribution et la commercialisation de matières premières pour les industries du textile, de la plasturgie, et de la peinture vient d’être liquidé dans le cadre d’un rapprochement avec KAOBE SARL, une foncière détenue également par le même actionnaire en commun, la famille Benjelloun.

Aussi, en quête d’une synergie de coûts et d’une simplification de l’organigramme du groupe créé plus de quarante ans plus tôt, les deux fondateurs et actionnaires majoritaires Omar et Khalid Benjelloun, ainsi que le reste des actionnaires minoritaires (incluant l’ex-patron des patrons), ont décidé de transmettre l’intégralité des actifs (un peu plus de 200 millions de dirhams) et des passifs (constitués principalement de dettes bancaires à court terme pour plus de 100 millions de dirhams) de CTC Maroc à l’entité absorbante. Un apport que KAOBE SARL rémunère sous forme d’une augmentation de capital de 12,2 millions de dirhams, hissant celui-ci à près de 32 millions de dirhams. Cette foncière qui possède plusieurs entrepôts à travers le Maroc, hérite aussi de l’intégralité du portefeuille clients de CTC Maroc, composé essentiellement d’industriels utilisant des intrants chimiques, ainsi que d’un chiffre d’affaires de près de 250 millions de DH et une trentaine de salariés.

Rappelons que suite à une forte instabilité des prix des «commodities» distribuées par CTC Maroc, cette PME familiale avait traversé, au début de l’actuelle décennie, une période difficile ponctuée par des pertes répétitives ayant cumulé plus de 25 millions de dirhams avant qu’une gestion plus orientée vers la maitrise des coûts et l’intégration de nouveaux produits à plus forte valeur ajoutée ne permette de retrouver, à partir de 2016, le chemin de la rentabilité même étriquée.

 
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