Football

La «Fédé» commence l’année en beauté

Rendez-vous africain à Laâyoune


Le football mène à tout à condition de savoir s’en servir. Et le résultat peut être encore meilleur si on sert le football avant que de s’en servir. Tout comme l’argent, qui dit-on ne fait pas le bonheur mais qui est un bon serviteur et un mauvais maître, le football transforme la vie des personnes, tous âges et tous sexes confondus. Les méchantes langues l’accusent d’être l’opium des peuples. Admettons, mais ensuite raisonnons et demandons-nous ce que serait la vie quotidienne de centaines de millions de personnes sur la planète Terre, s’il n’y avait pas de football. Pour sûr qu’il aurait fallu, d’urgence, l’inventer.

Alors accommodons-nous ici, et apprécions, ce qu’il nous apporte de positif. Oui, il y a du beau et du bon en ce début d’année, pour les perspectives d’avenir de notre sport roi.

Disons-le et soulignons-le quitte à déplaire à tous ceux qui ont pris l’habitude de prendre le foot national comme un champ de tir, un jeu de massacre dans une fête foraine.

Que de dirigeants et présidents de clubs ont été laminés et réduits en pièces par la vox populi et les médias avant que de les regretter, une fois partis… ou morts.

Aussi, faisons l’effort de reconnaître les mérites de chacun, tant qu’il en est temps à la date voulue. Non seulement pour ne pas nourrir d’amers regrets, tout à fait inutiles après coup, mais surtout pour bien profiter de l’état de grâce que nous offrent les perspectives dont on vous parlait plus haut.

La fédé de Fouzi Lekjaa, honorée l’autre jour, par l’inauguration Royale du Centre Mohammed VI de la Maamora, a commencé la nouvelle année en trombe.

Il ne vous a pas échappé, que dans quelques jours, tout le gotha africain sera réuni à Laâyoune non seulement, pour le tournoi continental de Futsal, mais aussi pour une réunion du bureau de la CAF où doivent être prises des décisions extrêmement importantes.

Les absents auront tort, comme d’habitude… et c’est dommage pour nos amis et voisins algériens. Oui, dommage et tant pis car l’Histoire est en marche. Ce serait beau de faire un bout de chemin ensemble, entre deux pays qui ont tant de choses à faire, à réaliser et à se dire.

Et puis, derrière une FRMF de plus en plus conquérante, les meilleurs clubs s’organisent et se professionnalisent, en se protégeant de toutes les fake-news. Oui, touchons le bois, et souhaitons que ça dure afin que l’on puisse vous en dire plus aux prochains numéros.

Camus, gardien de but 

On a dit beaucoup de choses sur la relation d’Albert Camus avec le football. Que l’un des meilleurs écrivains et homme de pensée du 20ème siècle ait côtoyé le football, ne pouvait que faire fantasmer tous les sportifs. Cet homme, couronné du Prix Nobel, récompense suprême en Littérature, né dans un milieu très modeste en Algérie, au moment où germaient les désirs d’indépendance et qui, Français, a dû quitter très jeune, une terre qu’il adorait et que, devenu adulte et reconnu mondialement, il a défendu corps et âme. Camus est une référence mondiale.

Pas étonnant donc que le moindre de ses écrits, ou le plus petit de ses propos soient relayés partout et par tous.

Il a pratiqué, adolescent, le football, il fut gardien de but au Racing Universitaire d’Alger en 1930. Albert Camus a aussi réfléchi autour du ballon rond et ce qu’il a pu en dire a été cité, et récité au point que ses propos sont devenus un adage populaire. 

Mais qu’a exactement dit Albert Camus sur le football ? On vous le livre ci-dessous tel que cela a été rapporté par le journaliste Victor Peroni : «Après beaucoup d’années, où le monde m’a offert beaucoup de spectacles, ce que finalement je sais de plus sûr sur la morale et les obligations des hommes, c’est au sport que je le dois, et c’est au RUA (Racing Universitaire d’Alger) que je l’ai appris… ». Et Albert Camus continuant ses confidences d’ajouter : « J’ai tant aimé mon équipe pour la joie des victoires si merveilleuses lorsqu’elles s’allient à la fatigue qui suit l’effort, mais aussi pour cette stupide envie de pleurer les soirs de défaite ».

Victor Peroni a été un compagnon d’Albert Camus du temps où celui-ci était journaliste à Combat. C’est lui, avec d’autres bien sûr, qui a gardé la mémoire sportive d’un homme mort en 1960, mais qui n’en finit pas de hanter l’imaginaire universel.

Des revues, des études, des dictionnaires lui sont encore consacrés, 60 ans après sa mort.

Camus une icône française

Une icône qui a joué, très peu, au football mais en y consacrant un discours devenu, désormais, universel.

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