Agroalimentaire

La filière sucrière mise sur la R&D

La Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE) et la Fédération Nationale Interprofessionnelle des Semences et Plants (FNIS) ont organisé conjointement une journée nationale d’étude le 21 mars 2017 à Rabat, sous le thème « Progrès génétiques, leviers de protection de la betterave à sucre ».


Cette journée a été l’occasion d’échanger les informations et les résultats des expériences dans les pays betteraviers ayant les mêmes conditions de production. Elle a aussi permis à travers un benchmark international de s’informer des principaux programmes de recherche, d’innovation et de création variétale engagés par les obtenteurs semenciers pour trouver des solutions génétiques aux différentes maladies.

A travers les interventions partagées lors de cette journée, il s’est avéré que les différents pays ayant les conditions climatiques et édaphiques semblables à celles du Maroc (le Chili et le sud de l’Espagne), présentent les mêmes problématiques de protection phytosanitaires. Ainsi, à l’issue de cette journée et au vu des échanges et débats, les principales recommandations formulées sont la poursuite des travaux de recherche agronomique permettant la prévention, l’atténuation et le renforcement de la protection de la betterave à sucre, la constitution d’un groupe de travail sur la protection de la betterave à sucre et l’accélération de la recherche et développement (R&D) par les semenciers pour proposer des variétés tolérantes.

Pour rappel, le partenariat entre la FIMASUCRE et la FNIS, mis en place depuis 2012, a fortement contribué à l’amélioration significative des performances en terme de rendement du sucre à l’hectare, en passant de 7 T/ha en 2006  à 12 T/ha en 2016. Cette performance a permis d’atteindre un taux de couverture en sucre du pays de plus de 50% au titre de la campagne 2015/16 avec une production record du sucre blanc de 607.000 T. En s’appuyant sur la R&D, la filière sucrière vise à atteindre à court terme un rendement de sucre à l’hectare de 14 T/ha.

 
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