Politique

La fin du Polisario est actée

Les gesticulations pathétiques d’El Ghali sont le signe du désespoir. Les séparatistes n’ont plus de perspectives. 


« Si l’ONU ne soutient pas le droit du peuple Sahraoui à l’autodétermination, le «Polisario» reprendra la lutte armée». On ne sait pas à qui est adressée cette menace. Quand le cessez le feu a été signé, l’avantage sur le terrain était irrévocablement en faveur du Maroc. Sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité a définitivement écarté l’option séparatiste et le nombre de pays ayant reconnu la RASD se réduit chaque jour. En Afrique, des pays qui se limitaient au soutien du processus onusien, affichent clairement leur soutien à la souveraineté marocaine en ouvrant des consulats à Laâyoune et Dakhla. Les instances sportives africaines dépendantes de l’Union Africaine, organisent des compétitions continentales sur le territoire du Sahara marocain.

Les tentatives liées aux droits de l’Homme ont toutes piteusement échoué. On a vu avec l’histoire de la cargaison piratée de l’OCP que la communauté internationale a fermé la porte à l’Afrique du Sud et au Polisario sur le thème fallacieux de pillage des ressources. Les ONG sont beaucoup plus timides dans leur soutien, depuis que le Haut-Commissariat aux réfugiés a clairement établi que les aides humanitaires enrichissaient les responsables. La bérézina est complète.

Le Hirak algérien en fossoyeur

La fanfaronnade du Polisario est ridicule, parce que le sponsor n’a pas les moyens de financer une nouvelle guerre. Dans leur lutte contre la contestation populaire, les militaires algériens auraient bien aimé élever le niveau de tension pour utiliser la carte du danger extérieur. Ils ne l’ont pas fait parce qu’ils n’en ont plus les moyens.

La rente pétrolière est incapable à elle seule, de répondre aux légitimes aspirations du peuple algérien et de sa jeunesse. La corruption a alourdi la facture. Le système « FLN » n’est plus viable comme tel.

L’absence de toute perspective pour les jeunes des camps les a jetés entre les mains de mafias aux trafics divers. C’est un problème pour l’Algérie, mais aussi pour toute la région. Le pouvoir algérien finira par se ranger au principe de réalité. Sa créature, le Polisario est en situation de mort clinique, il faut le débrancher.

Challengenews
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