Patrimoine

La Fondation Mohammed VI insiste sur la sauvegarde et le développement de l’arganier

La Fondation Mohammed VI pour la Recherche et la Sauvegarde de l’Arganier (FMVI.RSA) a célébré, ce lundi 10 mai 2021, la première Journée Internationale de l’Arganier en organisant un Event sous forme de webinaires, autour d’une analyse multisectorielle de l’écosystème arganier.


L’arganier (Argania Spinosa), espèce endémique du Maroc, joue un rôle majeur dans la préservation de la biodiversité, la conservation de l’équilibre de la nature et dans la lutte contre les changements climatiques. Outre ses différentes utilisations culinaires et ses vertus thérapeutiques et cosmétiques, l’arganier peut se vanter de ses fonctions écologiques qui consistent surtout au maintien du sol et à la lutte contre l’érosion hydrique et éolienne. La proclamation en 2021 de la journée internationale de l’arganier n’est donc pas un fruit du hasard. Reconnu en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, en 2014, et en tant que système du patrimoine agricole mondial par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2018, l’arganier a amplement mérité ses titres de noblesse. « C’est une journée historique pour les membres de la grande famille de l’arganier. L’universalité de l’arganier a été consacrée avec cette journée mondiale. L’arganier est ainsi un peu mieux reconnu. C’est un grand jour. Je voudrais à cet égard remercier tous ceux qui ont rendu cette réalisation possible, en particulier Omar Hilale, Ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU. Nous devons tous faire en sorte que cette  reconnaissance soit couronnée par les efforts que nous allons mettre en œuvre à la fois pour sauvegarder l’arganier, avancer dans les recherches et surtout être conscients de nos obligations et responsabilités pour que cette civilisation de l’arganier soit protégée », a souligné André Azoulay, Président de la Fondation Mohammed VI pour la Recherche et la Sauvegarde de l’Arganier.

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La proclamation de cette journée internationale fait suite à l’adoption d’une résolution, présentée par le Maroc, à l’Assemblée générale des Nations unies à New York le 3 mars 2021. Une résolution adoptée par consensus de tous les États membres et par laquelle le Maroc a mobilisé la communauté internationale autour de cette cause de la sauvegarde et du développement de l’arganier. Cette résolution onusienne reconnaît la contribution colossale du secteur de l’arganier dans la mise en œuvre des 17 objectifs de l’agenda 2030 et la réalisation du développement durable dans ses trois dimensions : économique, sociale et environnementale. Elle met également en exergue le rôle de ce secteur dans l’autonomisation et l’émancipation de la femme rurale, le renforcement de l’économie solidaire, l’éradication de la pauvreté et le développement humain à travers le soutien et la promotion du rôle des coopératives et autres formes d’organisation agricoles actives dans ce secteur. « L’arganier est un arbre polyvalent qui s’adapte au changement climatique. Le potentiel de la coopération sud-sud autour de l’arganier est énorme. Il permettra au Maroc de partager son savoir-faire avec les autres pays du continent et constituera une occasion pour mettre les compétences marocaines au service de la prospérité de l’Afrique. En célébrant cette journée, nous honorons aussi les femmes, les agriculteurs et les entrepreneurs », a noté  Sylvia Lopez-Ekra, coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Maroc. De son côté, le gouverneur de la province d’Essaouira, Adil El Maliki, a mis l’accent sur le potentiel de la subdivision territoriale. « Aujourd’hui, la province dispose de 140.000 hectares d’arganier qui permettent une production d’huile d’argan qui dépasse les 2000 tonnes. Le chiffre d’affaires (vente en vrac) est autour de 400 millions de DH. 100 coopératives sont spécialisées dans l’arganier et emploient 5000 femmes dans 20 communes. Ce potentiel n’est pas exploité à sa juste valeur. Pour y remédier, il y a des programmes de l’ONU qui visent à développer la filière. Aussi, des unités de valorisation sont en cours de construction », précise le gouverneur.

 
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