InternationalLes chroniques de Jamal Berraoui

La guerre des masques a bien lieu

Aucun politique n’ose plus dire à son peuple que les masques ne servent à rien. La science a prouvé le contraire et les asiatiques s’en sortent mieux parce qu’ils les ont.


L’Europe et les USA font la chasse aux trésors. Des régions françaises qui ont commandé des masques en Chine en ont été dépossédées par les Américains. Alors que les avions devaient prendre leur envol pour Paris et Marseille des courtiers Yankees se sont présentés, ont multipliés les prix par 3 et ont payé cash. Les cargos sont partis aux USA. Ce n’est pas très « classe » mais le moment est au chacun pour soi.

En temps normal, un masque coûte moins d’un euro. Aujourd’hui vous pouvez vous faire livrer des Bazookas dans l’heure, mais pas les masques. Il en faut des milliards par jours, et la capacité de production à l’échelle mondiale est loin d’être suffisante.

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La science nous annonce, imperturbable, que chaque décennie aura son épidémie, son virus. Bill Gates nous avait prévenus en 2009, mais personne ne l’a cru.

Aujourd’hui, il y a des guerres de chiffonniers pour les masques entre des puissances nucléaires. La France échangerait bien une bombe atomique contre quelques milliards de bouts de tissus appelé masques. L’humanité bascule dans la déraison.

Après, parce qu’il y aura un après, chaque pays produira ses masques en nombre. En pure perte pendant des années, parce que les besoins n’existent pas, mais ils serviront en cas de pandémie. C’est un raisonnement anti économique, mais il n’y a pas un seul politique qui survivra à une imprévoyance lors de la prochaine épidémie. Donc ils seront hyper prévoyants.

Pour le moment l’après confinement est dans tous les esprits. Il faudra une révolution pour remettre debout les économies, qui seront nécessairement moins ouvertes, beaucoup plus autocentrés et en très mauvaise santé.

Cette saloperie de virus pose à l’humanité des questions existentielles. Et voilà que des bouts de chiffons, les masques, surgissent là-dedans. Les humains ont tort de se prendre pour une espèce parfaite.

 
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