Enseignement

La Ligue de l’Enseignement Privé reporte sa grève

La Ligue de l’Enseignement Privé au Maroc a décidé le report de la grève nationale programmée le 14 mars 2017, a annoncé samedi 11 mars 2017 à Casablanca le président de la Ligue, Abdelhadi Zouiten.


« Il est temps d’envoyer des signaux positifs pour démontrer que la Ligue, consciente de la situation actuelle du secteur, a opté pour le dialogue positif », a souligné Abdelhadi Zouiten lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire. Il a indiqué que la Ligue prendra une décision finale à propos de la nouvelle date de la grève lors de la prochaine assemblée générale, prévue le 13 mai 2017.

Ce report a été décidé pour plusieurs considérations, explique Abdelhadi Zouiten, notant dans ce sens que la Ligue a ouvert un dialogue « sérieux et responsable » avec la Direction Générale des Impôts ainsi qu’avec le ministre de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle pour pointer du doigt de nombreux dossiers.

« Le retard pris dans la formation du nouveau gouvernement a également encouragé la Ligue à reporter la grève nationale », a ajouté le président de la Ligue. Il a, en outre, réaffirmé la position de la Ligue qui rejette l’arrêté ministériel 01/15 mettant fin aux autorisations accordées aux enseignants pour assurer des heures supplémentaires dans le privé, mettant l’accent dans ce registre sur la nécessité de trouver une solution à ce dossier. Il a rappelé que l’enseignement privé a créé plus de 125.000 emplois et constitue ainsi le deuxième employeur après l’agriculture, selon les statistiques du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation Professionnelle au titre de l’année 2015/2016.

Pour rappel, la Ligue a appelé en janvier dernier à une grève pour protester contre l’enseignement par contrat adopté par le ministère de l’Éducation Nationale et dénoncer les conditions fiscales dont souffre le secteur.

La Ligue de l’Enseignement Privé a été créée le 13 novembre 1991. Elle regroupe les directeurs et les fondateurs des établissements privés autorisés par le ministère de tutelle. Elle œuvre également pour la résolution des problèmes qu’affrontent les établissements de l’enseignement privé, outre la préservation des acquis et la défense des intérêts de ce secteur.

 
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