L'édito

La lumière jaillira

L’arrivée des vaccins est sans doute une bonne nouvelle. Mais il faut raison garder. Deux millions de doses cette semaine, huit millions en mars, c’est un rythme très lent. Le ministre de la Santé s’est beaucoup avancé en promettant un retour à la normale en mai. Pour atteindre  l’immunité collective, cela prendra beaucoup plus de temps. Les polémiques ne servent à rien, les lueurs d’espoir sauvent des vies, permettent aux peuples une plus grande résilience.


Que dans ce contexte, le Maroc se projette dans des réformes, un plan de relance, une aide fiscale à l’emploi, est de bon augure. Il faut anticiper la sortie de crise, en saisissant les opportunités qu’elle offre. Les dégâts sont importants, les risques de la troisième vague, du variant anglais sont là, mais au-delà du vaccin, véritable issue du cauchemar, le meilleur antidote c’est l’espoir. Que notre économie soit impactée, que des couches populaires soient dans la lutte pour la survie, que des secteurs comme l’hôtellerie, l’artisanat au sens large, soient asphyxiés, que nos jeunes subissent des impacts psychologiques, c’est une réalité que nul ne peut nier.

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Mais le Maroc a montré une grande résilience, malgré des erreurs infantiles de communication des autorités, qui ont atteint l’adhésion des populations. Arrêtons de critiquer à l’emporte-pièce. Aucun pays n’a trouvé la parade à ce drame du choix entre le sanitaire et l’économie et le social. C’est une pandémie sans nulle autre pareille. Elle impactera le monde même après, puisque la mondialisation effrénée est remise en cause, que tout un chacun veut retrouver sa souveraineté sanitaire, après la ridicule guerre mondiale des masques.

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Dans quelques mois, dans un an, nous retrouverons nos libertés et nous essayerons d’en profiter sans excès. Mais, il nous faudra en tirer des conséquences. Renforcer nos capacités sanitaires, parce que ce genre de crise se répétera, créer un nouveau modèle de développement où la solidarité l’emporte, renforcer notre résilience nationale. De cette crise, nous sortirons plus forts.

 
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