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La mobilité propre, la voie à suivre !

C’est à l’occasion du dernier e-Prix de Marrakech que nous avons pu nous entretenir brièvement avec Said Mouline, Directeur général de l’AMEE. Ce dernier nous a livré son appréciation sur cet événement sportif en terre marocaine qu’est la F1, mais également sur sa vision du chemin qu’il reste à parcourir afin que le Royaume puisse se diriger au fur et à mesure vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement.


Challenge : Que retenez-vous de la dernière édition du Grand Prix de Formule E qui s’est déroulée récemment à Marrakech ?      

Said Mouline : Nous sommes très heureux que cet événement se soit déroulé avec succès dans le Royaume sur le circuit Moulay El Hassan de Marrakech. Outre le volet sportif qui s’est avéré palpitant, ce Grand Prix nous permet de sensibiliser nos concitoyens sur la mobilité électrique. Ils peuvent ainsi prendre conscience, via les machines qui ont été aperçues à Marrakech et dont une partie de la technologie intègrera dans un futur plus ou moins proche la voiture de monsieur tout le monde, du devenir inéluctable de cette technologie. Aujourd’hui, certains véhicules disposent d’une autonomie comprise entre 400 et 600 km. Vous imaginez ce qu’il en sera demain avec, entre autres, des plafonds en termes d’autonomie qui devraient être largement supérieurs. 

Que faut-il faire justement dans le Royaume pour que cette mobilité propre soit beaucoup plus encouragée ? 

Said Mouline : Comme vous avez pu le constater, beaucoup de constructeurs automobiles disposent d’une gamme de véhicules électrifiés, ce qui facilite les possibilités de choix s’agissant de la clientèle. Il y a également le cadre législatif qui a évolué depuis. Aujourd’hui, tous les véhicules électriques ou hybrides en provenance notamment des pays asiatiques sont exempts de taxes d’importation, de vignettes fiscales ou de taxes de luxe, ce qui constitue une belle entrée en matière. Par ailleurs, il faut continuer les actions avec nos partenaires pour qu’il y ait, en termes d’infrastructures, de plus en plus de bornes de recharge. Certains opérateurs pétroliers ont déjà franchi le pas, tout comme les spécialistes hôteliers. Mais ce n’est pas suffisant. Toujours est-il que les choses commencent à se mettre en place doucement dans le Royaume et c’est tout un écosystème qu’il faudra développer. Si en plus, nous disposons d’une industrie automobile, en l’occurrence l’usine de PSA à Kénitra qui pourra produire localement des véhicules électriques, nous disposerons donc de sérieux atouts en main pour poursuivre notre incursion en matière de mobilité propre. Je reste persuadé que nous effectuerons, doucement, mais sûrement, cette transition énergétique en matière de véhicules propres.

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