Entreprises & Marchés

La Plasturgie vise l’innovation et la durabilité

Hakima El Haite, ministre Déléguée chargée de l’Environnement.

La Fédération marocaine de plasturgie vient d’organiser la 8ème édition de son Forum sous le thème «La Plasturgie Marocaine à la croisée des chemins de l’accélération industrielle et du développement durable». Une manifestation qui a réuni près de 500 acteurs nationaux et internationaux issus des régions MENA-Afrique. par Ghizlaine BADRI


Cette plateforme fédératrice a été l’occasion pour les professionnels d’échanger autour des projets et  problématiques liés au secteur de la plasturgie dans le but de tisser des liens transversaux et d’apporter une impulsion à un secteur en pleine croissance. Une manifestation présidée par Hakima El Haite, ministre Déléguée chargée de l’Environnement, qui  a exprimé sa  forte volonté d’accompagner le secteur dans sa mutation et de participer ainsi,  à une  accélération industrielle qui passe à fortiori par des mécanismes opérationnels de développement durable. «je suis interpellée à plus d’un titre par le thème de ce forum parce qu’il permet de traiter de problèmes concrets de pollution et de production de déchets plastiques au niveau national”, a expliqué la ministre. On estime à 370000 tonnes la quantité de déchets produits qui devraient trouver une solution dans l’économie circulaire, dans le recyclage, dans l’industrie, et c’est ensemble avec nos partenaires industriels que nous allons  combiner nos efforts pour trouver des solutions pérennes. Et à elle d’ajouter « Le message principal que je souhaite communiquer à travers cet événement de grande envergure est l’innovation. Innover afin de diminuer les quantités de plastiques utilisées, innover pour diminuer les emballages utilisés, innover pour introduire les résultats de l’économie circulaire dans le procédé de fabrication”. Durant le Forum de la plasturgie, plusieurs thématiques ont été abordées et l’innovation, le sourcing, et le  développement durable étaient au centre des débats. Une occasion également d’encourager un secteur porteur qui répond à 80% du besoin en la matière.
En effet, le secteur de la plasturgie compte actuellement  600 entreprises pour 45 000 emplois directs,  300 000 indirects et réalise 550 000 tonnes de produits transformés pour un chiffre d’affaires de 11,3 milliards de dirhams. «Nous sommes en développement continu , la plasturgie connait une situation prometteuse, nous travaillons avec 9 associations et restons liés transversalement  à nombre de secteurs porteurs,  le contrat-programme  signé avec le gouvernement sur  les éco-systèmes a été une réelle opportunité de booster le domaine. Le ministère nous appuie pour l’aide à l’investissement, la création d’emplois, et l’accompagnement à l’export» a précisé Younès M’Hamed Lahlou, Président de la Fédération Nationale Marocaine de Plasturgie. La vision  stratégique à l’horizon 2023 permettrait de réaliser  un chiffre d’affaires total de  28 milliards de DH et la création de près de 14 000 emplois directs et 70.000 indirects supplémentaires. Une vision qui  cible  plusieurs segments industriels, à savoir,  l’emballage agroalimentaire et technique avec 8,2 milliards de MDH, la plasturgie pour l’automobile estimée à 6,2 milliards de DH, le  BTP tablerait sur  3 milliards de DH, quant à l’ Agriculture et le Recyclage des plastiques ils permettraient de ventiler respectivement 2,5 milliards et  5,4 milliards de DH. La croissance des autres segments à moindre valeur ajoutée est quant à elle estimée à 2,7 milliards de DH.  Sur un autre registre, la tenue de forum a également mis en exergue les freins liés au secteur, plusieurs problématiques ont été discutées notamment celles liées aux dispositions de libre-échange qui freinent l’exportation nationale  «Nous faisons appel au ministère afin de nous appuyer sur les accords de libre-échange. Pour exemple, nous avons un contrat de libre-échange avec la Turquie qui nous pénalise fortement . Ces demi-mesures prises par certains pays sont une réelle entrave qui ralentit lourdement nos exportations. Il serait urgent d’y remédier» a conclu Younès Mhamed Lahlou.

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