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« La Samir est morte et une nouvelle entité verra le jour »

Première sortie médiatique de Mohammed El Krimi. Ce jeudi 9 février 2017, le syndic chargé de la liquidation judiciaire de la Samir, a fait face à la presse au siège social de la société à Mohammedia. Il faut dire d’emblée que cette affaire de la Samir qui a pris l’air d’un feuilleton dans la presse marocaine a fait que ce rendez-vous était très attendu. Les questions les plus inattendues ont été posées à El Krimi. Sur certaines questions, le syndic n’a trouvé mieux que d’esquiver, se contentant de préciser qu’il ne répondra qu’aux questions liées à la procédure de cession des actifs du raffineur. « Une deuxième conférence sera organisée pour répondre aux autres questions », a-t-il précisé.


Cela n’a pas empêché le syndic de dévoiler de nouveaux détails sur l’affaire. Parmi ceux-ci, on peut citer l’exactitude du montant des actifs de la société : 21 milliards de DH. Pourtant, une expertise réalisée antérieurement par des cabinets internationaux faisait état d’un montant de plus de 40 milliards de DH. Interpellé sur cette différence notoire, El Krimi estime ne pas connaître les conditions dans lesquelles ladite expertise a été effectuée.

Toujours est-il que le syndic a tenu à souligner qu’aucune mise à prix n’a été exigée pour l’appel à manifestation qui a été lancé hier mercredi 08 février 2017, laissant ainsi la porte ouverte à l’option de rachat au dirham symbolique. Aussi, toujours selon lui, le prix de rachat n’est pas un critère essentiel.

Mohammed El Krimi a décliné également les différentes étapes du processus de rachat. Les investisseurs intéressés doivent d’abord manifester leur intérêt. Vient ensuite l’organisation d’une visite au site et la signature d’un protocole de confidentialité. Il ajoute que tous les investisseurs intéressés sont repartis satisfaits. Le fait que la raffinerie n’ait pas été mise à l’arrêt y est pour beaucoup. Selon El Krimi, cette situation permettra au futur repreneur de débourser uniquement 40 millions de DH au lieu de dépenser des milliards si l’outil productif était à l’arrêt. En plus, le racheteur aura la possibilité de reprendre l’activité entre 4 et 6 semaines.

Toutefois, une condition s’impose au repreneur : il doit obligatoirement maintenir l’activité de raffinage. Et si aucune offre n’est choisie ? « Il ne faut pas précipiter les choses », répond, agacé, le syndic.

Pour rappel, un appel à manifestation d’une durée de 30 mois a été lancé le 08 février 2017. Il intervient après l’ordonnance de vente prononcée par le juge commissaire du tribunal de Commerce de Casablanca le 31 janvier dernier.

 
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