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La SNI et le nouveau cap sur l’investissement

Mohamed Mounir El Majidi & Hassan Ouriagli, nouveau président de la SNI

La mardi 30 septembre est une date qui marque une nouvelle phase dans la stratégie de la SNI. Le conseil d’administration le plus attendu de l’année s’est tenu pour entériner le départ de Hassan Bouhemou et pour nommer le nouveau président Hassan Ouriagli. Ce dernier n’atterrit pas en terrain inconnu. 


par Driss Al Andaloussi

A

yant dirigé une des filiales les plus importantes du groupe (OPTORP) M. Ouriagli sera l’homme de la nouvelle orientation en matière d’investissement et d’ouverture décidée par le conseil d’administration présidé par Mounir El Majidi.

 

Un fonds d’investissement tourné vers le développement national et régional

 Le nouveau cap que prendra l’action de la SNI exigera un pilotage empreint de rigueur, d’une profonde  reconnaissance des terrains, d’une culture d’approche et de proximité et d’une réelle adaptation aux mutations constantes et rapides que connait la nouvelle scène de déploiement de la nouvelle stratégie du groupe. Celle-ci sera désormais pleinement inscrite dans le développement et l’encouragement de l’investissement à travers des participations non majoritaires dans des activités diversifiées. Cette nouvelle philosophie tend à faire de la SNI un outil d’entrainement et d’ouverture sur les investisseurs institutionnels nationaux et étrangers. C’est d’un fonds d’investissement qu’il s’agit dorénavant et l’économie nationale en a grandement besoin. Les effets de levier qu’il produira auront sûrement un effet positif sur la formation brute de notre capital fixe et impactera positivement aussi bien notre secteur productif que nos comptes extérieurs. 

Priorité pour les projets stratégiques pour le pays

Le rôle de plus en plus marqué de l’Afrique dans la carte d’orientation des investisseurs marocains sera renforcé à travers l’appui qu’apportera la SNI aux projets de développement, tant au niveau national, que régional. La nouvelle orientation ambitionne d’aller là où les entreprises marocaines ne peuvent aller du fait de leur niveau en capital, en expertise ou en ambition. L’investissement en capital risque se renforcera au Maroc avec la volonté exprimée par le conseil d’administration de cette institution et notamment dans des projets stratégiques pour le pays et pour l’économie nationale. L’accent mis sur les projets stratégiques et sur l’économie nationale dénote d’une réelle volonté de changement tant au niveau de la vision, qu’au niveau des moyens à mettre en œuvre. Au moment où notre pays multiplie les appels à l’épargne intérieure et extérieure pour renforcer sa base productive et met un arsenal de mesures incitatives à l’investissement, la nouvelle stratégie ne peut que renforcer la cadence des investissements et contribuer au renforcement de la confiance des investisseurs en notre pays. Les agences de notation ne distribuent leurs appréciations positives qu’en fonction de critères objectifs et d’éléments d’évaluation des politiques publiques. La  «BBB avec perspective stable », le climat des affaires et le comportement citoyen de nos investisseurs ne peuvent  qu’entrainer plus de richesses et d’emplois  vers le Maroc. 

L’effet de levier et l’accompagnement des investisseurs

L’Autre point à mettre en relief est celui concernant l’accompagnement des sociétés et des investisseurs. L’engagement de la SNI est pris pour ne procéder à une cession d’actifs que si les degrés de maturité et de  croissance auront été atteints par lesdits actifs. La stratégie déclarée lors du conseil d’administration est le résultat d’un processus qui a commencé en 2002, lorsque Mounir El Majidi a été nommé à la tête de SIGER et la SNI. Le passage d’un holding opérant dans divers secteurs à un holding orienté vers la prise de participation et vers l’investissement s’est réalisé progressivement et prend actuellement un tournant historique. La période 2002-2004 pourrait être qualifiée de phase de diagnostic du portefeuille et de restructuration du capital du groupe, tandis que la période 2004-2010 est celle de la mise en œuvre du plan stratégique et de développement des relais de croissance dans certains secteurs importants pour l’économie nationale. Au terme de cette deuxième période qui a été marquée par la fusion de l’ONA et de la SNI, le groupe s’est désengagé entre 2010 et 2014 du secteur de l’agroalimentaire. Le nouveau Président a une mission d’une grande importance. Il doit donner un contenu concret à la nouvelle philosophie qui fera de la SNI un acteur essentiel dans l’investissement à long terme. L’investissement est le seul moteur du développement, il comporte toujours des risques, mais il crée la richesse et l’emploi. 

 
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