Investissement

La zone d’Agropolis s’enrichit d’un nouveau projet industriel

La zone industrielle d’Agropolis devra bientôt accueillir un deuxième abattoir de volaille après celui de la société Extralap,  qui opère également dans le créneau de l’abattage de lapins.


En effet, ce projet vient enrichir l’offre dans les villes de Fès et Meknès, ainsi que les localités environnantes en abattoirs modernes et aux normes sanitaires édictées par l’ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires), sachant qu’aujourd’hui, la région Fès-Meknès dépasse à peine le taux de 10% en pourcentage du  poulet abattu et contrôlé dans les abattoirs.

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L’investissement de plusieurs dizaines de millions de dirhams est porté par des entrepreneurs de la région regroupés autour de Supvolailles SARL. Il  vise à créer une unité moderne dotée de machines hautement performantes couvrant toutes les phases de production (éviscération, découpe, pré-refroidissement, emballage, segmentation…) d’une capacité de plusieurs tonnes par jour. Le nouveau projet apporte aussi un peu de baume au cœur de MEDZ (filiale de CDG développement), le promoteur d’Agropolis dont la première tranche (étendue sur un terrain de 130 hectares) n’est toujours pas, dix ans après son inauguration, totalement commercialisée pour un taux de valorisation d’à peine 30 à 35%. Ce qui limite jusqu’à présent, le nombre d’emplois effectifs créés par les 70 clients qui y ont acquis des parcelles, à un peu plus de 3.000 emplois.

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Rappelons que le pourcentage du poulet abattu dans les circuits officiels et contrôlés sanitairement, est d’à peine 8% en moyenne au Maroc pour une production nationale estimée à 550.000 tonnes en 2017, soit l’un des ratios les plus faibles du pourtour méditerranéen. Certes, ce taux s’élève à 80% pour ce qui est des dindes, mais globalement la situation est assez déplorable selon l’ANAVI (Association nationale des abattoirs industriels avicoles).

 
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