Agro-Industrie

L’AAAID compte accélérer ses investissements au Maroc

Moins de deux ans après avoir investi dans un projet agricole d’envergure dans la région de Meknès, l’Arab Authority for Agricultural Investment And Development (AAAID) scrute du côté de l’Oriental.


L’organisation panarabe basée à Khartoum (Soudan) envisage d’injecter plus de 100 millions de dirhams dans un projet d’abattoir moderne situé à la commune d’Aïn Beni Mathar (située à 65 km de la ville d’Oujda). Porté par des entrepreneurs de la région, ce projet vient à point nommé dans une ville où l’abattoir communal a été vivement stigmatisé (pour sa non-conformité aux normes requises du service public) par la Cour Régionale des Comptes dans son dernier rapport sur la gestion du patrimoine, des recettes et de l’urbanisme dans la ville d’Aïn Béni Mathar.

L’AAAID devra donc mobiliser près de 40% de l’enveloppe d’investissement global du futur abattoir, estimée à plus de 250 millions de dirhams. Il faut dire qu’outre l’abattoir, le projet compte également une composante industrielle importante de transformation de viande rouge (unité d’engraissage, unité de fourrage, unité de fabrication de produits annexes…). Ce qui en fait, par ailleurs, un projet à dimension socioéconomique importante dans une région où la filière des viandes rouges fait vivre des milliers d’éleveurs et figure parmi les premières sources de revenus des activités primaires avec un cheptel animal estimé à plus de 3 millions de têtes (près de 15% du cheptel national).

Si cette opération venait à se concrétiser pour l’AAAID, elle représenterait son troisième investissement en vingt années de présence au Maroc. Le plus ancien remonte à 1999 et concerne une prise de participation de 30% dans le capital de Manafid Al Hoboub (un des plus importants minotiers du Maroc adossés au groupe Zine Invest). Pour le plus récent, il s’agit de l’association en 2017 avec la famille Belkora (par ailleurs détentrice de la société Agro Juice Processing basée à Meknès et qui fabrique les jus de marque Valencia) au sein du Domaine Youssef (pour une part de 49% dans le capital), un projet de mise en valeur de fruits et légumes principalement orienté à l’export.

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