L'édito

L’Algérie que nous aimons

Un ancien ministre des Affaires Etrangères tunisien qui dit que c’est le régime militaire algérien qui empêche la construction du grand Maghreb, a affaibli la région et l’a soumis aux diktats des grandes puissances. Un journaliste algérien qui constate cliniquement, que l’Algérie a perdu toutes ses positions par dogmatisme, en restant emmurée dans le discours de la guerre froide. Les consciences libres s’expriment.


Pendant ce temps, le Président algérien, se réveille après deux mois d’absence, pour parler de la force de l’Algérie, or ce n’est pas le sujet. La véritable force de l’Algérie, ce n’est pas son armée, ses services secrets. L’Algérie a une extraordinaire force, sa jeunesse, son peuple, son histoire. Le Hirak a donné un aperçu de l’immense force des algériens, de leur pacifisme.Il n’y a aucune différence entre le Marocain et l’Algérien. Nous sommes les produits de la même histoire. De la gastronomie à l’habillement, en passant par la musique, il n’y a aucune différence. L’axe Fès-Tlemcen n’a jamais été factice. L’erreur, serait de croire que la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara par les USA, est une défaite algérienne. Non, nous ne sommes pas en guerre, nous sommes frères. Arrêtons de compter les points et préparons l’avenir.

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Cela fait près d’un demi-siècle, que par l’entêtement du régime algérien, l’histoire du Sahara a empêché toute construction maghrébine. Maintenant, il faut oublier le passé et s’inscrire dans l’avenir. De manière rationnelle, puisque nous savons tous que seule l’intégration régionale nous offrira les moyens du développement, mais aussi de peser en tant qu’entité régionale, sur les affaires du monde.

L’Algérie « forte » que nous aimons, c’est celle qui prendra toute sa part dans cette construction. Sans le binôme Alger-Rabat, il n’y aura pas de grand Maghreb, or c’est la seule issue stratégique viable. Le régime algérien doit comprendre que sa jeunesse, son peuple, ne sont pas prisonniers du discours de la guerre froide. Ils aspirent à la concorde, au développement, comme les Marocains ou les Tunisiens.

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