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Laprophan triple sa capacité de production

Laprophan compte investir près de 400 millions de dirhams pour la création d’un nouveau site industriel à la zone Ouled Saleh.


L

es laboratoires Laprophan, pionniers de l’industrie pharmaceutique nationale projettent de créer un important site industriel à la zone de Ouled Saleh. L’industriel voit les choses en grand. Il vient d’acquérir un terrain de sept hectares qu’il compte additionner aux trois qu’il possédait auparavant, pour la réalisation d’une importante unité industrielle de 92.000 m². «Nous avons déposé la demande d’autorisation de construire auprès des autorités compétentes qui ne devraient pas tarder à nous la délivrer», explique le top management de Laprophan. Pour la réalisation de ce projet qui a été confié à un bureau d’étude international, «un premier schéma d’investissement portant sur 300 à 400 millions de dirhams est prévu», confie-t-on auprès de Laprophan. La réalisation du projet demandera quatre ans au plus. À terme, l’opérateur pharmaceutique marocain prévoit de transférer toutes ses activités à ce nouveau site intégré qui sera doté des dernières technologies en la matière et respectera les normes internationales les plus pointues (FDA, EMEA,…). Qu’adviendra-t-il de l’actuelle usine de 23.000 m² ? «La passation vers le nouveau site se fera petit à petit. Ce n’est qu’une fois finalisé que nous déciderons de ce que nous ferons de cette usine», explique le management de Laprophan. Il est clair que cette entreprise pharmaceutique marocaine a de grandes ambitions. Produisant quelques 35 millions d’unités, le laboratoire espère tripler cette capacité de production. «Dans le cadre de l’optimisation de cette capacité installée, des extensions seront possibles», explique-t-on à Laprophan. Donc l’industriel prévoit de passer à une capacité de production de près de 105 millions d’unités par an à moyen et long termes! A titre indicatif, la production totale du secteur en 2011 selon les chiffres de l’Association Marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) qui compte plus de 28 laboratoires, est de 293 millions d’unités. Avec un tel projet, Laprophan est loin de viser le seul marché national. En effet, exportant vers plusieurs pays en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, les laboratoires Laprophan espèrent améliorer leurs performances à l’export. Pour y arriver, c’est toute une stratégie qui est mise en œuvre dont l’augmentation de la capacité de production pour répondre à la demande n’est qu’une partie. Laprophan a également misé sur la recherche et développement en y consacrant annuellement plusieurs dizaines de millions de dirhams. C’est Promindus, une société de Laprophan qui gère tout le volet R&D avec une équipe d’une trentaine de chercheurs marocains. Ces efforts ont payé puisque l’industriel dispose actuellement de cinq brevets d’invention internationaux. Il s’agit de Ixor (premier IPP en effervescent), Di-Indo (anti-inflammatoire), Neofortan (antispasmodique) et Levamox (antibiotique en effervescentw) et le dernier en date est un nouveau traitement antidouleur, associant deux principes actifs, avec un meilleur effet thérapeutique. Le laboratoire a déposé son dossier auprès des autorités compétentes pour l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en septembre dernier. Il est important de noter que ces cinq brevets sont déposés également dans plus de 140 pays. Ce qui permettra à Laprophan d’exploiter à l’international ses produits brevetés. 

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