Capital-investissement

L’arrivée au Maroc de l’allemand Quaestra Capital n’est plus d’actualité

Annoncée en grande pompe en fin 2016, l’arrivée de l’allemand Quaestra Capital au Maroc n’aura été qu’un effet de manchette.


En effet, cette banque d’affaires basée à Frankfurt qui devait créer une équipe locale basée à Casablanca pour piloter les investissements dans les PME marocaines a finalement fait marche arrière. Quant au fonds Maroc Croissance que cet acteur du private equity comptait lever avec une taille cible de 100 millions d’euros (plus d’un milliard de DH), il n’a tout simplement pas vu le jour !

Pourquoi donc une telle reculade alors que même la stratégie d’investissement avait été expliquée à la presse qui en avait fait écho en se gargarisant de l’intérêt porté par le « capital-investissement allemand » pour le marché marocain ? À en croire certaines sources proches du dossier, il semblerait que ce petit acteur allemand du monde de la finance (avec un effectif ne dépassant pas une vingtaine de professionnels pour l’ensemble des métiers adressés) ait eu du mal à lever un fonds de cette taille qui soit exclusivement dédié à un seul marché domestique.

Une contrainte que connaît très bien les spécialistes du capital-investissement qui interviennent depuis longtemps au Maroc. Il faut dire que les grands bailleurs de fonds, qu’ils soient privés (banques, assureurs, family office…) ou publics tels la Société financière internationale (SFI), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), BPI France, KFW et autres institutions multilatérales privilégient de plus en plus les fonds régionaux voire continentaux et évitent, sauf exception, de financer des véhicules purement domestiques. Et cette tendance se confirme de plus en plus puisque les deux principaux fonds créés en 2017 par des équipes locales (si l’on exclut les fonds de capital amorçage Innov Invest promus par l’État marocain) ont une dimension régionale (essentiellement nord-africaine). Il s’agit en l’occurrence de MPEF IV et Mediterrania Capital III qui sont gérés respectivement par Afric Invest et Mediterrania Capital Partners.

 

 
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