Polémique

Le Bad Buzz d’Ikea Maroc décortiqué par Tribal DDB.

A défaut de briller par l’ouverture, aujourd’hui controversée, de son magasin à Zenata, Ikea Maroc se distingue, depuis le début du mois de septembre, par un bad buzz, qui prend, depuis ce lundi 28 septembre, des allures politiques et administratives. Retour sur trois semaines de polémique sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter.
 
Entre le 1er et le 17 septembre, les conversations autour d’Ikea Maroc ont généré, hors Facebook, 469 mentions, avec un pic atteint le 9 septembre autour de 185 mentions. C’est sur Twitter qu’est réellement née la polémique des prix, le 7 septembre précisément, ce qui a donné lieu ensuite à quelques 420 tweets, 27 articles de news, et quelques discussions animées sur les forums.
 
L’infographie établie par l’agence de marketing digital Tribal DDB, confirme que c’est bel et bien la comparaison des prix qui a amplifié les réactions, aboutissant à 72% de mentions négatives et 23% de mentions neutres, soit seulement 5 % de défenseurs de la marque. Quand on sait que, selon le CEO d’Ikea Maroc lui-même, Marino Maganto, seuls 4% des Marocains connaissent Ikea, le nombre de fans de l’enseigne suédoise semble dérisoire.
 
Il n’est pas étonnant alors que « le top 10  des influenceurs sur la twittoma qui ont mentionné Ikea Maroc cumule une audience de plus d’un million de personnes (1 025 672 précisément) sur la période allant du 1er au 17 septembre, précise Tribal DDB. Moins attendu, le bad buzz autour d’Ikea Maroc a été entretenu davantage par les hommes (73%, soit 165 auteurs) que par les femmes (27%, 60 auteurs).
 
Après une période d’accalmie, qui aura duré en tout une semaine, il est fort à parier que, suite à la réunion du chef du gouvernement avec les chefs de partis marocains, hier lundi 28 septembre, pour prendre position contre la position hostile de la Suède sur le dossier du Sahara marocain, et le défaut de certificat de conformité annoncé le jour même par la Wilaya de Casablanca, le bad buzz autour d’Ikea reprendra de plus belle. 
 
Article précédent

Atlanta : La finance participative et l’Afrique subsaharienne dans le viseur

Article suivant

Casablanca accueille un atelier interarabe sur la gestion des déchets